Chantiers

Une estacade pour la voie verte transfrontalière vers Bâle

Mots clés : Ouvrage d'art

La pose d’une passerelle de 182 mètres marque une étape décisive dans la réalisation de la liaison piétonne et cycliste de plus de 2 km entre la ville de Bâle et sa voisine alsacienne Huningue.

La nouvelle promenade piétonne et cycliste sur les berges du Rhin prend forme entre France et Suisse, autour de Bâle. La partie française achève en cette fin août l’installation de son maillon principal : une passerelle en estacade de 182 mètres à Huningue (Haut-Rhin). Composé de sept éléments de sept tonnes chacun, l’ouvrage en aluminium de 3 mètres de large s’élevant à 1,70 mètre au-dessus du sol repose sur huit appuis en béton, coffrés et ferraillés sur place. «Ses dimensions sont inédites pour les déplacements en mode doux sur le territoire départemental», relève Jean-Daniel Chapot, conducteur d’opération au conseil départemental du Haut-Rhin.

Maître d’ouvrage, cette collectivité locale a organisé le marché en une conception-réalisation confiée à Egis France, dans le but de réaliser un aménagement plus global du site. Le projet associe ainsi Bouygues pour la construction de la passerelle et des murs de protection, Transroute (groupe Eiffage) pour la voirie et le Vosgien Pernot Du Breuil pour les aménagements. En parallèle, Egis travaillera à créer une animation «scénographique, architecturale et paysagère» autour de la passerelle avec le ou les lauréats, désignés le mois prochain, d’un concours d’idées de la Ville d’Huningue et la Communauté de communes des Trois Frontières à destination d’étudiants et de jeunes architectes. La compétition est pilotée par l’IBA Basel, la structure qui doit susciter des projets urbains, architecturaux et paysagers d’ici à 2020 dans l’agglomération trinationale (Suisse, France, Allemagne) de Bâle.

 

Protection contre les inondations

 

Au total, la voie verte française s’étendra sur 1,8 kilomètre pour un coût de 3,4 millions d’euros TTC, dont 1,2 million d’euros pour la passerelle. Elle sera achevée au printemps prochain, de façon à se caler avec le calendrier de la partie suisse, localisée à Bâle même. Si ce tronçon helvétique se limite à 550 mètres de longueur, son coût grimpe à 26 millions d’euros «en raison notamment des nombreux murs de protection contre les inondations qu’impose l’environnement du site», explique la direction de la construction du canton de Bâle-ville.

La liaison transfrontalière est rendue possible par le déménagement d’une partie des installations du port de Bâle qui créaient une barrière physique. Elle doit former l’une des épines dorsales du projet urbain «3Land» («trois pays»), qui vise à réaménager 82 hectares dans les 20 à 30 ans de part et d’autre du Rhin entre Bâle, Huningue et Weil-am-Rhein la commune riveraine allemande, pour l’accueil de 10 000 nouveaux habitants et 13 000 emplois.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X