Environnement

Une « environnement valley » sur le site industriel de Metaleurop

Mots clés : Gestion des déchets

Le site de l’ancienne usine classée Seveso et pollué par plus d’un siècle de rejets de plomb, de zinc et d’hydrocarbures va se transformer en une vitrine du développement durable. Après 14 mois d’enquête publique et d’instruction des services de l’Etat et des différentes administrations, la préfecture du Pas-de-Calais vient d’autoriser Sita, filiale de Suez Environnement, à exploiter un écopôle sur le site.

Cet arrêté préfectoral décrit les prescriptions, encadre les futures activités déployées sur le site et permet la construction des différents bâtiments d’exploitation.
Le site abritera donc un écopôle dédiée au tri, au transit des déchets industriels banals, complétée d’une plate-forme de valorisation de matériaux comme le bois, le plastique, les pneus et d’une plate-forme de compostage des boues et des déchets verts.
EnviMat, filiale du groupe Eiffage et partenaire du projet, implantera de son côté une plate-forme dédiée à la récupération, au tri à la valorisation de matériaux de construction.
Le site devrait également accueillir une unité de production d’enrobés (Eurovia Pas-de-Calais).

Les travaux de reconstruction viennent d’être lancés et ils mobilisent déjà, en moyenne, quelque 150 personnes par jour pour les terrassements, la mise en place des fondations, des réseaux… Ces travaux démarrent avec près d’un an d’avance grâce à l’excellent déroulement de la première phase de dépollution (entamée en novembre 2003).
Pour dépolluer ce site de 37 ha, plus de 100.000 tonnes de déchets (gravats, amiante…) ont été traités et 80 bâtiments et installations démantelés. Ce chantier a été d’une ampleur exceptionnelle. « Metaleurop était, avec l’ancienne mine de Salsigne (Aude), l’un des deux sites les plus pollués en France » explique Bruno Bernard, directeur général de SITA FD, filiale de SITA en charge de la dépollution du site.

La fonderie Metaleurop produisait chaque année 130.000 tonnes de plomb et 100.000 tonnes de zinc. Sa fermeture en 2003 a provoqué une crise sociale et économique profonde dans la région, mais l’impact sanitaire et environnemental n’a pas été moindre. Mise en redressement judiciaire, l’entreprise n’a pas pu assumer l’obligation légale de remise en état de son usine. Pourtant, sur ce site classé Seveso 2 (à haut risque) ont été déversés pendant plus d’un siècle des rejets polluants de plomb, zinc, cadmium et autres hydrocarbures…

Jean-Philippe Defawe

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