Chantiers

Une construction solide dans ses fondamentaux à Obernai

Mots clés : Eau de pluie - Maîtrise d'ouvrage

La réalisation du nouveau programme du promoteur Stradim dans la ville bas-rhinoise impose de composer avec un sol meuble en lœss, au pied d’une pente importante de descente d’eaux de pluie. Le maître d’ouvrage fait de la contrainte une opportunité.

Roche sédimentaire caractéristique de la région de Strasbourg, le lœss a fait le bonheur de générations de brasseurs en Alsace, en raison de son caractère meuble qui facilitait le creusement de grandes caves de stockage de leur précieuse production. Les maîtres d’ouvrage et leurs terrassiers, eux, regardent avec moins d’enthousiasme cette matière instable. Mais c’est l’occasion pour eux de mettre de l’inventivité dans les fondations. Tel est le parti pris retenu par le promoteur Stradim pour le nouveau programme de 180 logements dont il entame la construction à Obernai, commune bas-rhinoise qui abrite par ailleurs le siège et le site de production des célèbres Brasseries Kronenbourg. L’opérateur familial alsacien a géré l’éboulis de lœss accumulé dans le sous-sol du site – l’ancienne usine Zaegel-Held – par la pose d’un gros radier dont l’épaisseur atteint jusqu’à 70 centimètres. Une centaine de tonnes d’armatures renforcent ce socle de 1 500 m3 de béton sur 105 mètres de longueur. Le sol retrouve ainsi l’assise requise pour supporter les six niveaux en sous-sol et en surface de la future construction.

 

Bassin d’orage

 

Stradim a poussé un cran plus loin dans l’aménagement souterrain. «D’une contrainte apparente de fondations, nous avons fait une opportunité pour le stockage des eaux pluviales», souligne Jean-Marc Herrmann, directeur technique. Le promoteur installera un bassin d’orage à 5 mètres de profondeur, dont la capacité de 40 mètres cubes couvrira environ un tiers des besoins du programme. Sur ce point également, l’environnement naturel n’est pas un allié: comme le suggère son nom «Terrasses du Mont», le projet se localise à flanc de montagne, au pied d’un ancien glacier propice à une descente très rapide des eaux de pluie. Pour limiter le débit, le bassin d’orage est conçu selon le principe du «nid-d’abeilles», un maillon d’alvéoles plastiques qui est recouvert d’une membrane géotextile. La pente conséquente au pied de laquelle les logements prendront place a également fait opter Stradim pour des murs de sous-sol d’un seul tenant de 6 mètres de haut.

 

Grue prêtée au second œuvre

 

L’opération de 24 millions d’euros HT sera phasée en deux tranches, la livraison de son gros œuvre interviendra en deux temps, en juin prochain puis en fin d’année. Les corps de métier suivants bénéficieront un temps de ses moyens de levage: la grande grue sera mise à disposition du second œuvre temporairement, en vertu d’une disposition inscrite dans le règlement de chantier. Stradim indique avoir répondu à l’action de sensibilisation en ce sens de la Carsat Alsace-Moselle. «Le poids des matériaux justifie un moyen de port de charges lourdes autres que la force d’homme», estime Jean-Marc Herrmann.

 

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