Chantiers

Une cheminée classée dans son fourreau d’acier

Mots clés : Acier - Cheminée - Matériel - Equipement de chantier

Un échafaudage sur mesure a été conçu pour réparer une cheminée centenaire de 45 m de haut sans s’appuyer sur son fût fragilisé.

Fermée en 1962, la manufacture d’allumettes d’Aubervilliers (Seine-Saint-Danis) a abrité jusqu’en 2010 divers services de la Documentation française et de la Poste avant que la ville, copropriétaire du site historique, engage un projet de restructuration de l’ensemble. Depuis janvier 2015, les bâtiments à l’architecture manufacturière du début du XXe siècle accueillent notamment le département des restaurateurs de l’Institut national du patrimoine. La cheminée en brique et pierre de taille de 45 m de haut, construite en 1904 et protégée au titre des monuments historiques, est restée dans le giron de la municipalité. Celle-ci compte la mettre en valeur pour marquer la mémoire de cette banlieue industrielle qui comptait autrefois des centaines d’autres cheminées. Pour retrouver son lustre d’antan, le monumental édifice avait besoin d’être nettoyé et réparé. Un morceau de l’anneau de fonte protégeant son couronnement est notamment tombé lors des tempêtes de décembre 1999. Certaines briques devaient être remplacées, d’autres rejointoyées, et l’ensemble nettoyé.

 

Espace compté

 

L’entreprise Lanfry chargée des travaux a dû faire construire un échafaudage sur mesure pour intervenir sur l’ouvrage. Parmi les contraintes, il en est une de taille : l’échafaudage ne devait pas s’appuyer sur le fût de la cheminée en raison de sa fragilité. De plus, l’espace au sol était compté, la cheminée étant coincée entre des bâtiments.

Le bureau d’études de Tubesca-Comabi a su trouver la solution : un échafaudage autostable qui épouse la forme de la cheminée pour faciliter les travaux. Une dalle de béton armée circulaire de 30 cm d’épaisseur a d’abord été coulée autour de l’édifice pour absorber les descentes de charges de l’échafaudage de 80 tonnes. La base de celui-ci s’inscrit dans un petit diamètre au pied de la cheminée et s’élargit ensuite lorsqu’il dépasse les bâtiments voisins. Si des butons étaient admis jusqu’à 8m de haut, sur la base en pierre de taille, tout encrage était interdit au-delà. Ce sont les contreforts de la structure de l’échafaudage qui ont repris les efforts importants pour les ramener au niveau du sol. L’échafaudage de 22 niveaux, équipé d’une tour d’approvisionnement de 48 m et de consoles de déport de 0,40 à 1 m pour épouser le diamètre décroissant de la cheminée (de 6 m à 3,5 m), a nécessité 15 000 éléments en acier. Tubesca-Comabi a choisi la gamme d’échafaudage M368 dont les huit positions directionnelles permettent de s’adapter à cet édifice circulaire. L’ensemble a été monté en six semaines par trois équipes de l’entreprise N2E.

 

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