Transport et infrastructures

Une autoroute pour recharger les voitures électriques au Royaume-Uni

Mots clés : Réseau routier

D’ici 2017, le Royaume-Uni testera une « autoroute électrique » capable de recharger, par induction, les véhicules en mouvement. Une première mondiale pour les voitures électriques.

« Le gouvernement a déjà décidé d’engager 500 millions de livres sterlings [680 millions d’euros environ, NDLR] sur les cinq prochaines années pour maintenir le Royaume-Uni à la pointe de cette technologie. » Par la voix de son ministre des transports et des routes, Andrew Jones, le gouvernement britannique a annoncé mi-août son intention d’engager le pays sur la voie des « routes électriques ».

D’ici la fin de l’année, une expérience grandeur nature sera lancée pour 18 mois afin de tester un système de recharge, sans fil, par induction électromagnétique permettant aux voitures électriques de se régénérer tout en roulant. Le gouvernement a d’ores et déjà lancé un appel d’offres auprès des industriels du secteur pour la réalisation d’un tronçon d’autoroute. Fin juillet, Highways England, l’organisme gouvernemental en charge des autoroutes et des routes nationales anglaises, avait affirmé la faisabilité technique du dispositif.

 

23 millions d’euros du kilomètre

 

Le principe ? Parcourues par un courant, des bobines de câbles électriques, intégrées directement dans la chaussée, génèrent un champ magnétique. Ce dernier, transformé en courant électrique alternatif (de 60 kHz et 180 kW maximum), peut dès lors alimenter les batteries d’un véhicule via une bobine réceptrice, dite « de conversion ». Résultat ? Selon l’Université de Caroline du Nord (Etats-Unis), ce système permettrait aux voitures électriques d’atteindre une autonomie de près de 500 kilomètres, contre une centaine actuellement. Corollairement, cette technologie pourrait aussi remplacer les bornes de recharge dont la mise en œuvre par les autorités et la disponibilité pour les automobilistes ne sont pas toujours évidentes.

Si les tests sont concluants, le rechargement des véhicules en mouvement – le coût du système est estimé à 23 millions d’euros du kilomètre ! – sera étendu au réseau routier public. Vingt ans – et quelques milliards d’euros… – seraient alors nécessaires pour équiper toutes les routes de Royaume-Uni. Déjà expérimentée en Corée du Sud, en Allemagne et dans l’état américain de l’Utah, cette technique se heurte toutefois à quelques obstacles, à commencer par les voitures électriques elles-mêmes. Ces dernières, en effet, ne sont pas encore équipées de bobines à induction capables de capter l’énergie à travers la chaussée. Les constructeurs automobiles et leurs équipementiers commencent toutefois à y travailler.

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