Energie

Un « transitiomètre » pour mesurer l’efficacité des mesures du projet de loi de transition énergétique

Mots clés :

Gouvernement et fonction publique

Entre les annonces du gouvernement et les réactions de plusieurs commentateurs, quelle est la portée du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte ? Le transitiomètre développé par le cabinet Ecofys, en collaboration avec le Cler et le Réseau Action Climat, et rendu public le 10 septembre, permet de mesurer la capacité du projet de loi sur la transition énergétique à atteindre 9 engagements de la France et du gouvernement.

Développé par le cabinet Ecofys, en collaboration avec le CLER et le Réseau Action Climat, le transitiomètre, rendu public le 10 septembre permet de mesurer la capacité du projet de loi sur la transition énergétique à atteindre 9 engagements de la France et du gouvernement.

Parmi ces 9 engagements analysés par cet outil : le rythme annuel de baisse de l’intensité énergétique finale qui a été fixé dans la loi POPE de 2005, à 2 % dès 2015 et à 2,5 % d’ici à 2030. « C’est celui qui a le moins de chance d’être atteint, du fait du manque de mesures adéquates », estime le Cler pour qui « la réduction de la consommation d’énergie, notamment dans l’industrie, reste donc largement oubliée du projet de loi ».
Un seul engagement est évalué à plus de 50 % : porter la part des énergies renouvelables à au moins 23 % de la consommation d’énergie finale d’ici à 2020. Pour autant, nous sommes loin des 100 %.

 

Il manque des mesures

 

Pour Anne Bringault, en charge de la transition énergétique pour le Cler et le Réseau Action Climat, « le transitiomètre montre qu’il manque des mesures phares pour atteindre les engagements de la France, notamment, l’introduction d’un critère de performance énergétique globale (BBC rénovation) pour la majeure partie des financements dédiés à la rénovation énergétique, une réduction généralisée des limitations des vitesses sur routes, ou encore la présentation par le gouvernement et EDF d’un calendrier de fermeture de réacteurs nucléaires d’ici 2025 ».

Les députés commencent cette semaine à amender le projet de loi au sein d’une commission spéciale à l’Assemblée nationale. « Nous appelons les parlementaires à ne pas laisser passer cette opportunité de mettre la France sur les bons rails de la transition énergétique ! La balle est désormais dans leur camp », conclut Anne Bringault.

Le transitiomètre sera mis à jour au fur et à mesure des amendements apportés lors du débat parlementaire, dès le passage en commission. L’évolution des évaluations pour chaque engagement sera affichée sur ce site avec les dates correspondantes et elle sera accompagnée d’une explication des changements intervenus. Il est consultable dès maintenant à l’adresse suivante : www.transitionenergetique.org/transitiometre/index.html

 

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    Se tromper de combat...

    L’urgence est certes de réduire notre facture énergétique. Mais elle est surtout de baisser notre bilan carbone. Et quand on lit « il manque … un calendrier de fermeture de réacteurs nucléaires d’ici 2025 », on comprend qu’on est face à des dogmatiques pour qui l’arrêt du nucléaire est le seul cheval de bataille. Non, l’arrêt du nucléaire n’est pas une bonne idée, non les renouvelables ne peuvent pas y suppléer dans un délai raisonnable. Il faut arrêter de donner la parole à ces groupes de pression irresponsables ! Il suffit de lire les prospectives sur l’évolution du parc électrique allemand dans le cadre de l’Energiewende (exemple à méditer : l’article de F. Wagner, en libre accès sur Eur. Phys. J. Plus (2014) 129, 20) : pour assister les renouvelables, il faut qu’il y ait EN PERMANENCE 80% de la puissance thermique actuelle prête à démarrer ! Le reste n’est que posture.
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