Immobilier

Un rapport d’experts critique la fusion Crédit foncier-Nexity

Un rapport d’expertise sur l’opération de rapprochement entre le Crédit foncier de France (CFF) et le promoteur Nexity, transmis lundi par les syndicats à l’AFP, évoque un projet « nettement moins lisible », que le projet initial, et « particulièrement instable ».
Ce rapport d’expertise, réalisé par le cabinet Ethix, fait suite à un premier rapport rendu le 27 février aux élus du Comité central d’entreprise (CCE) du CFF, sur un premier projet de rapprochement, dans le cadre d’un droit d’alerte déclenché le 6 février par les syndicats (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC, SUD et SU-SNA-UNSA).
Ethix avait déjà sévèrement critiqué ce premier projet, jugé « surprenant à plusieurs égards » et son montage financier « peu orthodoxe ».
Mais « depuis, un processus d’information-consultation a débuté, durant lequel la presse a fait état d’un plan B, le premier montage ayant été abandonné », explique Ethix.

Le nouveau rapport évoque un plan B « nettement moins lisible dans son montage juridique », et qui « apparait particulièrement instable ». « Or l’instabilité n’est pas une caractéristique requise par les investisseurs. Il nous semble par conséquent, sans pouvoir l’affirmer, que cette deuxième mouture est liée à une exigence des autorités de tutelles, l’AMF (Autorité des marchés financiers) et/ou la Commission bancaire (…) et non pas à une demande des marchés », ajoute le rapport.
« Nous constatons que la participation de la CNCE (Caisse nationale des Caisses d’Epargne, propriétaire du CFF), dans Nexity n’est plus majoritaire, mais serait comprise entre 35 et 42%, sans pactes d’actionnaires, même si ces derniers sont souvent soumis à la redoutable épreuve des divergences d’intérêts desdits actionnaires », souligne Ethix.
Soulignant que « les différentes méthodes utilisées pour valoriser Netixy et le Crédit foncier (…) favorisent Netixy au détriment du Crédit Foncier », le rapport estime que « le risque du promoteur nous semble nettement plus élevé que celui du financeur de l’immobilier ».
« Le fait que le promoteur serait le premier touché par un retournement de marché, et que le marché est considéré à un point haut de son cycle, nous amène à nous interroger de savoir pourquoi réaliser cette opération maintenant », ajoute le rapport.
AFP

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