Aménagement

Un PPP pour le futur grand stade de football de Lille

La communauté urbaine de Lille-Métropole a voté à une large majorité, vendredi 17 mars, pour la réalisation d’un nouveau stade de grande dimension (40 à 50 000 places) sur le site dit « La Borne de l’Espoir » à cheval sur Villeneuve d’Ascq et Lezennes.

Lille-Métropole a aussi décidé de réaliser l’équipement, dont le coût est estimé à 170 millions d’euros, via un partenariat public-privé, assorti d’un dialogue compétitif. L’appel à projets sera lancé en septembre, le temps d’élaborer un cahier des charges précis et consensuel (les élus communautaires seront consultés). La livraison du stade est prévue pour le début 2010.
D’ores et déjà, plusieurs élus, ont exprimé la crainte que ce projet engendre des « dégâts collatéraux » en affaiblissant l’attractivité des équipements commerciaux de centre-ville, notamment à Roubaix et Tourcoing. Plusieurs grands groupes privés, issus de l’univers du BTP, ont déjà fait part de leur intérêt pour ce dossier.
La communauté urbaine a également annoncé son intention d’investir lourdement dans l’aménagement du site. Les accès routier vont être améliorés, les catiches (grandes cavités déjà repérées sous le site) comblées, des parcs de stationnement vont être réalisés et une passerelle va être construite au-dessus du boulevard du Breucq pour relier le campus de l’université Lille 1 au site et au centre-ville de Villeneuve d’Ascq. L’ensemble représente plus de 200 millions d’euros d’investissements. « Il aurait de toutes façons fallu réaliser des investissements sur ce territoire qui va retrouver la vocation de parc sportif et de loisirs déjà évoquée dans le dossier de candidature aux Jeux Olympiques de 2004 » a souligné Pierre Mauroy, le président de Lille-Métropole.
Annick Loréal

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Le coût nouvel équipement est estimé à quelque 170 millions d’euros hors taxes, soit plus de trois fois supérieur à celui envisagé pour l’extension de l’ancien stade du Losc, Grimonprez-Jooris.
Lancé en 2001 par la ville et la communauté urbaine, le projet Grimonprez-Jooris II, qui visait à faire passer le stade de 21.000 à 33.000 places, devait permettre de donner au club une enceinte à la hauteur de ses ambitions. « Solution la plus rapide et la moins coûteuse », selon Martine Aubry et Pierre Mauroy, le projet a déchaîné rapidement les passions.
Au terme de deux ans d’une bataille judiciaire engagée par deux associations de protection du patrimoine qui estimaient que le projet porterait atteinte à la citadelle Vauban proche, le Conseil d’Etat leur donnait définitivement raison en décembre 2005.

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