Réalisations

Un planisphère végétal accueille les visiteurs à Arlanc

Un tour du monde en une heure, c’est ce que propose la commune d’Arlanc (Puy-de-Dôme) dont le « Jardin pour la Terre », planisphère végétal de 6,5 ha permet aux visiteurs de traverser mers et continents au gré des plantations.
Né de l’imagination de Laurence Médioni, architecte-paysagiste de 39 ans, le Jardin pour la Terre a éclos en 1997 à Arlanc, petite commune de 2.000 habitants, au coeur du parc régional du Livradois-Forez.
« 2.000 habitants mais 20.000 visiteurs par an grâce au Jardin de la Terre ! » s’enthousiasme le maire, Baptiste Souche, qui précise que « jamais avant cette initiative sa commune ne voyait passer autant de monde chaque année. »
« Arlanc, dont l’activité était autrefois centrée sur le bois, possède une forte tradition de jardins ouvriers, c’est pourquoi le projet de planisphère végétal de Laurence Médioni nous a tout de suite séduits », poursuit-il.
« Je souhaitais installer le jardin dans une zone rurale afin qu’il devienne un outil de développement touristique », a expliqué à l’AFP Laurence Médioni.
Quatre millions de francs (610.000 euros) ont été investis sur le chantier qui a duré deux ans et a bénéficié pour moitié de subventions régionales, nationales et européennes.
Le résultat: sept cents espèces et 2.000 variétés de végétaux réparties sur cinq continents, le tout à l’échelle 1/100.000ème.
« Dans la mesure du possible, nous avons essayé de replacer chaque plante dans son pays d’origine » explique Catherine Sanchez, directrice du jardin.
« Comme il ne s’agit pas d’un jardin sous serre, nous avons dû nous passer de certaines variétés exotiques qui n’auraient pas survécu sous nos latitudes », corrige-t-elle.
« Les plantes, comme les hommes, se sont déplacées à travers les siècles et l’on est parfois surpris de connaître leur véritable lieu d’origine », commente quant à elle Laurence Médioni.
Le Jardin pour la Terre, qui est aussi un espace pédagogique et ludique dédié aux enfants, explique la migration des plantes, transportées sur la planète par les vents, les animaux ou les hommes.
Ainsi les ormes nous viennent de Turquie, le bouleau d’Amérique du Nord et les pommiers, n’en déplaise aux Normands, des bords de la Mer Noire, apprend-on au fil de la visite.
Dans le Jardin pour la Terre, les résineux sont concentrés au nord des continents européens et asiatiques, à quelques pas seulement de l’érable planté, comme il se doit, au Canada.
L’Araucaria, conifère baptisé « le désespoir des singes », se rencontre à quelques enjambées de là, dans la Cordillère des Andes. Quant à la Rosa Rugosa, c’est à un jet de pierre, en Chine du Nord, que le visiteur la croise.
Vu d’avion le spectacle est unique mais comme le survol du site n’est pas compris dans la visite, un belvédère a été prévu qui surplombe le jardin pour embrasser d’un seul regard tout ce petit monde végétal.

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