Projets

Un nouveau concept de campus dans le sud-est de Toulouse en 2018

Mots clés : Architecte - Lieux de travail - Télécommunications

L’architecte Jean-Paul Viguier accompagne l’association IoT Valley dans la conception d’un campus dédié à l’internet des objets. Prévu pour être installé au sud-est de Toulouse, sur le territoire du Sicoval, le lieu doit donner les moyens à des start-up, des grands groupes et autres entreprises innovantes de rayonner au niveau mondial.

Ce jeudi 22 septembre, à Labège, à la fin de la première journée des Innovation Days, rendez-vous annuel de l’Internet des objets organisé par l’association IoT Valley, l’architecte Jean-Paul Viguier s’est livré à un exercice particulier : la présentation d’un projet immobilier qui traduit des valeurs et modes de fonctionnement de l’écosystème de l’internet des objets.

Initiée par Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox, et présidée par Hervé Schlosser de France Pari, l’association IoT Valley fédère des start-up, des grands groupes, des entreprises innovantes et une école du numérique. Aujourd’hui, 40 entreprises employant plus de 500 salariés sont réparties dans deux immeubles de bureaux de 10 000 m² au total sur la zone d’activités de l’Innopole à Labège, ville-centre du Sicoval, communauté d’agglomération du sud-est toulousain.

 

20 000 m2 en 2018

 

Mais l’IoT Valley ne cesse de grandir. Quinze nouvelles start-up arrivent tous les ans et de grands groupes nouent de nouveaux contrats de partenariats. En attendant l’ouverture du futur campus sur les anciens terrains de Sanofi de 8 hectares acquis et aménagés par le Sicoval à cet effet, l’IoT Valley s’installera dans d’autres bâtiments sur la zone d’activités de l’Innopole à Labège.

Si tout va bien, un premier «écosystème complet» de 20 000 m2 devrait entrer en service en 2018. «J’ai conçu mon concept sur le principe de la sérendipité : la créativité basée sur le hasard», a expliqué Jean-Paul Viguier devant une centaine de personnes rassemblées dans une salle sans tables ni chaises car, dans lIoT Valley, on ne veut rien faire comme tout le monde. «Ce sera une architecture inattendue, flexible, qui donne lieu à des pratiques professionnelles nouvelles: on déjeune là où on travaille, on travaille sur une marche d’escalier, dans un jardin, etc. Ce lieu doit favoriser les échanges permanents pour permettre à l’écosystème de l’Internet des objets de vivre et de se développer.»

Ces bâtiments se grefferont de façon déstructurée sur une colonne vertébrale, qui servira notamment d’appui à l’hébergement.

 

Mode de vie

 

Jean-Paul Viguier et son équipe mandatée pour imaginer le concept global auront le souci de l’économie du foncier. «Ici, les start-up et les grands groupes ne viennent pas chercher des mètres carrés, mais ils veulent intégrer un mode de vie. Ils pourront y partager des méthodes de travail, se former. Mais il faut aussi vivre ensemble: faire du sport, se détendre en soirée tout cela au service de la créativité. L’hébergement accueillera des délégations ou des étudiants», rappelle Hervé Schlosser, le président de l’IoT Valley. «Nous voulons garder nos entreprises sur place et leur permettre de grandir», ajoute Pierre-Olivier Bessol, CEO d’Ubigreen et vice-président de l’IoT Valley.

Le projet est annoncé depuis plusieurs mois. L’IoT Valley ne sera pas le propriétaire du lieu, mais garantira le respect de la philosophie de l’écosystème et choisira les locataires. Reste à trouver l’investisseur et les promoteurs.

Avec le soutien des collectivités, de la chambre de commerce et d’industrie et de l’Etat, le projet semble être sur une bonne voie. Jeudi soir, les partenaires publics ont parlé d’une même voix s’engageant à supporter le développement de l’IoT Valley et à le positionner comme l’écosystème unique et de référence de l’internet des objets sur le territoire.

 

Focus

L’IoT (Internet des objets) est une association financée à 75% par des fonds privés (cotisations et contrats de partenariat). Le Sicoval, la région Occitanie, l’Etat, la CCI apportent les 25% restants. Son budget établi à 1 million d’euros a doublé en un an.

Elle est engagée dans 18 contrats de partenariats, notamment avec Engie, Setec (conseil en ingénierie) et GA (construction bâtiment). Son «connected camp», accélérateur de start-up spécialisé dans l’industrie de l’IoT-Valley, accompagne pendant neuf mois les projets du prototype à la phase d’industrialisation jusqu’aux premiers contrats «B to B».

 

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