Réalisations

Un musée à la gloire de la langue portugaise à Sao Paulo

L’architecte Pedro Mendes da Rocha a installé dans les anciens bâtiments administratifs d’une gare ferroviaire le premier musée entièrement consacré à la langue portugaise.

Ce musée unique au monde, n’abrite ni livres ni tableaux. Situé dans l’ancienne gare de Luz, il fait savourer à ses visiteurs le portugais écrit et parlé au Brésil, métissé de mots d’origine indienne ou africaine.
Dès l’ascenseur panoramique conduisant au musée, le visiteur subit son premier rite d’initiation linguistique: les vocables « mot » et « langue » sont scandés dans plusieurs idiomes, à la manière d’un mantra bouddhique.
L’ascenseur aux parois de verre s’élève le long d’un Arbre de la Langue, conçu par le sculpteur Rafic Farah, structure de métal haute de 16 mètres dans laquelle sont découpés des mots racine, des objets ou des plantes.
Dans un auditorium, un film retrace l’importance du portugais, langue officielle dans huit pays (Portugal, Angola, Brésil, Guinée-Bissau, Cap-Vert, Mozambique, Sao Tome et Principe, Timor-Leste).
A la fin de la projection l’écran bascule, invitant les spectateurs à pénétrer dans une sorte de planétarium où des mots sont projetés comme des étoiles sur le toit mansardé, tandis que des artistes connus lisent des fragments de prose ou de poésie d’auteurs portugais et brésiliens.

L’architecte a tiré parti de la structure en longueur du bâtiment pour installer au second niveau un écran de 100 mètres de long où sont projetés des petits films illustrant toute la richesse du portugais du Brésil à travers la culture, la cuisine, le football, les rapports humains ou les fêtes populaires, sans oublier la musique et le carnaval.

Cette fondation privée basée à Rio de Janeiro a investi quelque 17 millions de dollars dans la création du musée, qui surplombe les voies de la « Estaçao da Luz », construite en 1901 dans le style des gares britanniques.
Un lieu symbolique: « la gare de Luz était la porte d’entrée de Sao Paulo et du portugais pour les immigrants » venus des quatre coins du monde, explique Ana Rosa Saraiva.
La Fondation Roberto Marinho aimerait étendre le concept de ce musée multimédia à d’autres pays lusophones: elle est en contact au Portugal avec l’Institut Camoes, voué à la promotion de la langue et de la culture portugaise, selon Ana Rosa Saraiva.

Focus

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