Aménagement

« Un manifeste pour une nouvelle politique de la ville» adressé aux candidats à la présidentielle

Mots clés : Elections - Politique de la ville

Trois associations d’élus ont présenté le 3 avril à Paris leur «manifeste pour une nouvelle politique de la ville» à l’intention des candidats à l’élection présidentielle. L’objectif : replacer la politique de la ville au centre du quinquennat et s’acheminer vers un traitement interministériel de la question.

C’est par un constat alarmant que Michel Destot, député-maire de Grenoble, Renaud Gauquelin maire de Rilleux-la-Pape, et Pierre Cohen, député-maire de Toulouse et président du Grand Toulouse, ont débuté la présentation du «manifeste pour une nouvelle politique de la ville» le 3 avril à l’Assemblée nationale. «Après plus de 30 ans de politique de la ville, nous ne sommes encore qu’au milieu du gué», regrette Pierre Cohen. «Près d’un tiers des habitants des zones urbaines sensibles vit  sous le seuil de pauvreté. Alors que l’avenir de la France se joue dans ces quartiers!» renchérit Michel Destot. Les trois associations d’élus représentées, l’AMGVF , l’Association Ville & Banlieue et l’ACUF partagent un même objectif : replacer la politique de la ville au centre des stratégies d’aménagement des collectivités locales et en faire la cause de tous les Français.

Un renouvellement urbain plus «social»

Le manifeste décline ainsi ses propositions en trois domaines jugés prioritaires: l’éducation, l’emploi et le renouvellement urbain. Reconnaissant les acquis du premier programme national de rénovation urbaine (PNRU pour la période 2004-2013), les élus modèrent l’effet d’annonce d’un PNRU2. «Bouclons et sécurisons d’abord les financements du premier programme», prévient Michel Destot. Ce PNRU 2 est aussi souhaité plus «social», avec la mise en place de plus de clauses d’insertion notamment dans les PPP, un rapprochement de l’ANRU avec l’ ANAH et l’ Acsé ,  une application stricte des 20% de logements sociaux et plus de mixité dans le relogement.  La priorité est aussi donnée à la lutte contre les copropriétés dégradées. Renaud Gauquelin se prononce enfin en faveur d’une application plus souple de la loi DALO dans les communes à fort pourcentage de logements sociaux.

 

Une gouvernance clarifiée

Le second volet porte sur la gouvernance de la politique de la ville, que les élus souhaitent «plus claire et partenariale». Le rôle de l’Etat est réaffirmé, avec le souhait de créer un Ministère de la ville rattaché au premier Ministre, et le couple commune/agglomération consacré chef de file et principal interlocuteur de l’Etat pour la politique de la vlile. L’inquiétude des associations porte surtout sur la mobilisation et la sécurisation des financements. Plusieurs propositions sont faites en ce sens, dont l’inscription dans la loi de finances d’un «objectif de réduction des inégalités financières entre collectivités». Le point culminant du manifeste: la proposition d’une loi quinquennale de programmation de la politique de la ville, «qui  articulerait les enjeux d’éducation, de santé, de sécurité, de transports, de logement, d’urbanisme», et quatre questions invitant les candidats à se positionner.


Pour consulter le manifeste, cliquez ici 

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