Collectivités territoriales

Un livre blanc et des investissements maintenus en Gironde

Mots clés : Fiscalité

Le conseil départemental de la Gironde a voté un budget d’1,6 milliard d’euros. Malgré la rigueur budgétaire, l’orientation du nouvel exécutif est claire: maintient des investissements à fiscalité presque égale. Un livre blanc a été élaboré avec l’ensemble des élus girondins pour caler les interventions futures du Département. Et maintenir les investissements directs autour de 200 millions d’euros par an.

Le jeune président Jean-Luc Gleyze du plus grand département de France -en superficie- l’a évoqué clairement: «les solidarités humaines et territoriales seront notre fil rouge pour le mandat à venir. Les collèges seront une priorité pour nous. Notre 105e collège sera livré à Mios en 2016 et nous poursuivons un important programme pluriannuel de restructurations.»

Mais pour faire face à la grande disparité des territoires particulièrement marquée sur ce vaste département, le nouvel exécutif a opté pour une méthode de concertation qui vient des besoins du terrain, classés en priorités. C’est l’objet du livre blanc pour la Gironde, présenté aux élus lors de la dernière séance plénière et qui servira de base aux pactes territoriaux.

 

Des pôles territoriaux secondaires à restructurer

 

Première priorité, mailler le territoire départemental en renforçant des pôles secondaires à Lesparre, Langon, Blaye, Coutras, Castillon-la-Bataille. Objectif: rapprocher l’expression des besoins et les services départementaux. «Il n’est pas pensable que nos citoyens passent une journée d’aller-retour à Bordeaux, au siège du département, s’ils peuvent trouver une réponse à proximité, c’est le sens de cette nouvelle étape», explique Christine Bost, première vice-présidente de l’exécutif départemental, chargée des territoires. «Celle des pactes territoriaux, qui constituent nos véritables feuilles de route, avec des engagements réciproques. Et surtout, nous avons besoin collectivement d’espaces de dialogue et d’échange, des conseils de territoires, que le département va déployer». C’est par ces conseils territoriaux que le département entend créer une sorte d’agence départementale de renouvellement en milieu périurbain et rural.

Quels moyens financiers ? Le département s’engage sur une moyenne de 200 millions d’investissements par an, avec 100 millions d’autofinancement et le complément par emprunt. Cette année, de gros projets, dont la construction d’un nouveau collège et la restructuration lourde de deux collèges poussent le budget d’investissement à 215 millions d’euros.

 

Quid des collèges, justement ?

 

Avec son 105e collège, dont la construction a démarré à Mios en avril 2015, le département poursuit une politique de long terme. Implantée au sein d’une ZAC en bordure du bassin d’Arcachon, sa construction, à haute performance énergétique, correspond à la forte croissance démographique que connaît le sud-est du bassin d’Arcachon. 4 200 heures d’insertion sont prévues sur le chantier. La conception a été confiée au cabinet d’architectes bordelais Schurdi-Levraud et Poole pour une surface de plancher de 5 540 m2, répartis en 14 salles d’enseignement et des salles dédiées: informatique, sciences, musique, technologie, CDI, etc. Outre les locaux administratifs, le programme comprend également quatre logements de fonction, une demi-pension et un gymnase. D’un coût global de 14,95 millions d’euros, entièrement financé par le département, il doit ouvrir pour la rentrée 2016.

Cette année se poursuivent également des restructurations lourdes: extension du collège Montesquieu de La Brède pour accueillir 700 élèves. Les travaux, phasés depuis 2013, permettent la mise aux normes d’accessibilité, une pédagogie, dans un cadre renouvelé, performant en hygrométrie, acoustique (10,8 millions d’euros de travaux). Il doit être livré fin janvier 2016. Autre gros chantier, la restructuration du collège Mauguin de Gradignan, qui va nécessiter la démolition et la reconstruction d’un bâtiment, la création d’une cour et d’un plateau sportif pour accueillir 600 élèves d’ici à début 2017. En tout, 12,1 millions d’euros sont consacrés à ce projet.

 

Focus

Où va l’investissement ?

Le budget primitif 2016, voté en décembre par le conseil départemental de la Gironde, s’élève à 1,6 milliard d’euros, soit un peu plus qu’en 2015. Le budget d’investissement net s’élève à 215 millions d’euros dont 81 millions d’euros pour les collèges, 33,4 millions d’euros pour le plan pluriannuel d’investissement, 40 millions pour les infrastructures routières, 22,1 millions pour l’entretien et la modernisation des bâtiments, 63,2 millions de subventions. Au total, le département investira 151,3 millions d’euros en maîtrise d’ouvrage directe cette année.

 

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