Paysage

Un jardin public toscan aux portes de Paris

Mots clés : Urbanisme - aménagement urbain

Avec un jardin toscan de 3 700 m2 inauguré le 19 mai, la ville de Montrouge achève sa nouvelle entrée nord. Le dernier chapitre de la zone d’aménagement concerté des Portes de Montrouge conclut 20 ans de partenariat entre la commune des Hauts-de-Seine et l’Agence financière et technique de la région parisienne, devenue Grand Paris Aménagement.

« L’idée d’un jardin toscan m’est venue en 2004, peut-être à cause de mon grand-père italien », a souri Jean-Loup Metton, maire de Montrouge, le 19 mai lors de l’inauguration du 23e jardin public de la commune. Plus sérieusement, l’élu insiste sur sa volonté de forger une identité propre à chaque quartier, et sur la dynamique végétale de son action : Montrouge compte 8 hectares d’espaces verts, soit 100% de plus qu’en 1995.

 

Evidence italienne

 

Avec ses terrasses en attique, ses balcons, la  présence de la terre cuite en toiture et façades et le micro climat engendré par ses murs, l’îlot Pise, dessiné par l’urbaniste Benjamin Fleury, appelle un coeur méditerranéen. « A partir de la demande du maire et de mes promenades en Toscane, l’identité de cette nouvelle pièce du quartier m’est apparue comme une évidence », souligne la paysagiste Laurence Jouhaud, qui a déjà réalisé deux autres jardins publics à Montrouge, dont l’un à la mémoire des combattants d’Afrique-du-Nord.

Aménageur de la Zone d’aménagement concerté (Zac) des Portes de Montrouge, soit 475 logements et 1500 m2 de commerce, l’Agence financière et technique de la région parisienne, devenue Grand Paris Aménagement, épaule la ville depuis 20 ans dans la reconquête urbaine des anciens entrepôts industriels construits sur des sols pollués. Au centre de l’emprise de 2,2 hectares, le chantier du jardin toscan, lancé en avril 2015, a mobilisé 1,65 million d’euros.

 

Terre rouge

 

L’évidence toscane repose sur le nom même de « la ville des terres rouges », selon l’expression de Laurence Jouhaud. L’entreprise Vallois, chargée des travaux du jardin toscan, a déniché en Vendée le fabricant artisanal des pièces moulées sur mesure dans un matériau peu répandu dans les jardins publics contemporains : « Les Terres cuites d’Hazenay ». Les végétaux, parmi lesquels l’olivier qui célèbre la Cop 21, proviennent de pépinières italienne et charentaise. L’ambiance méditerranéenne repose aussi sur le clapotis de l’eau de la fontaine réalisée par Segex Energie.

Les dernières finitions du quartier concerneront l’extension de la cour d’école voisine, l’implantation de l’aire de jeu et la construction d’un ultime immeuble de logements. Déjà consacrés par trois fleurs au palmarès des villes et villages fleuris de France, les efforts verts de Montrouge pourraient bien justifier une candidature pour entrer dans l’élite des titulaires de la quatrième fleur.

 

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