Immobilier

Un groupe hongkongais s’offre le gratte-ciel londonien « Walkie-Talkie » pour près d’1,5 Md €

Mots clés : Immeuble de grande hauteur - Sécurite des ouvrages

Le groupe agroalimentaire hongkongais Lee Kum Kee a déboursé la somme record de 1,3 milliard de livres (1,46 milliard d’euros) pour s’offrir le gratte-ciel « Walkie-Talkie », situé dans le quartier de la City à Londres, dans un marché globalement déprimé.

Elu « construction la plus moche » du Royaume-Uni en 2015, le « Walkie-Talkie », immeuble londonien conçu par l’architecte uruguayen Rafael Vinoly a un nouveau propriétaire : le groupe alimentaire Lee Kum Kee, spécialisé notamment dans les sauces, a racheté l’intégralité des parts détenues par le Canary Wharf Group et l’entreprise Land Securities pour 1,3 milliard de livres (1,46 milliard d’euros).

« Ce nouvel achat record démontre l’énorme appétit des investisseurs pour Londres, et la réputation de quartier d’affaires mondial de la City », a déclaré James Beckham, l’un des conseillers ayant encadré la transaction pour le cabinet Cushman & Wakefield. « Depuis le vote du Brexit, les investissements asiatiques ciblant Londres atteignent des records », a-t-il précisé. Cette tendance « est en partie due aux fluctuations de la monnaie (britannique) mais est surtout révélatrice de stratégies d’investissement de long terme à Londres qui ne déraillent pas pour cause de l’incertitude politique actuelle », selon lui.

En mars, le magnat chinois Cheung Chung Kiu avait acquis le plus haut building de Londres, surnommé la « Rape à fromage », pour 1,15 milliard de livres.

La vente du Talkie-Walkie établit un nouveau record dans les transactions immobilières au Royaume-Uni. Elle dépasse l’achat, pour 1,175 milliard de livres, de la tour HSBC, située dans le quartier de Canary Wharf, en 2014 par le fonds d’investissement souverain du Qatar, le Qatar Investment Authority.

Situé au 20, Fenchurch Street, le Talkie-Walkie héberge, sur 34 étages, des bureaux, mais aussi un jardin sur trois niveaux avec un restaurant, un bar et un café, et offre une vue à 360 degrés. En 2013, il avait défrayé la chronique : la réflexion des rayons du soleil sur sa façade vitrée concave avait endommagé une Jaguar garée en contrebas.

 

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