Mobilité

Un CDG Express peut en cacher un autre

Le projet de desserte ferroviaire directe entre l’aéroport parisien Roissy-Charles de Gaulle et le centre de la capitale a été relancé, le 21 décembre, par le gouvernement. L’objectif est de prendre une décision avant les élections présidentielles.

On prend les mêmes et on recommence. Quelques semaines après que Vinci ait pris acte de l’abandon par l’Etat du projet CDG Express qui prévoyait de relier directement (sans arrêt intermédiaire) et en 20 mn la gare de l’Est à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle à l’horizon 2016, le gouvernement a organisé une table ronde, le 21 décembre, pour relancer le projet. Cette liaison directe et dédiée entre le centre de Paris et l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et déclarée d’utilité publique en 2008, est considérée comme « indispensable » par Thierry Mariani, le ministre chargé des transports. « Tous les acteurs concernés (représentants des transports terrestres et aériens, représentants des milieux économiques, collectivités territoriales, services de l’Etat) ont unanimement confirmés la nécessité d’une desserte performante de l’aéroport pour répondre aux besoins spécifiques des voyageurs aériens », a déclaré le ministre à l’issu de cette table ronde. Désormais, ADP, RFF, la SNCF et la RATP, sous l’égide du préfet de région, doivent expertiser rapidement les différents schémas envisageables en prêtant attention aux dimensions techniques, juridiques et financières du projet. Leurs propositions  doivent être remises le 20 février. Selon lui, compte-tenu du contexte électoral, « il faut que les décisions soient actées au 15 mars ».

Subventions publiques

Depuis 2007, l’Etat était en négociation avec Vinci, seul candidat en lice après le retrait de quatre autres compétiteurs. La crise financière, les incertitudes en résultant sur le transport aérien ainsi que le Grand Paris ont eu raison du projet de concession estimé entre 650 millions et 1 milliard d’euros. D’autant qu’à terme, le dossier ne semblait pas viable économiquement, l’Etat ne voulant pas mettre la main à la poche. Désormais, « l’éventualité de recourir à une légère aide n’est pas exclu », par le gouvernement. De la même manière, la délégation de service public envisagée avec Vinci pourrait être remplacée par un partenariat public privé. Enfin, l’Etat « n’exclut pas non plus » (ou envisage très sérieusement étant donné les délais), l’achat des études réalisée par Vinci depuis trois ans. 

De leur côté, selon une information de nos confrères du Parisien, la SNCF et la RATP ont imaginé un tout autre projet. Le CDG Express ne partirait non plus de la gare de L’Est mais de celle du Nord et emprunterait des voies déjà existantes, celles du RER B. Un quai devrait être ainsi libéré, pour accueillir l’express. Cette option ne couterait plus que 200 millions d’euros. Le problème c’est que cela réduirait d’autant les voies réservées au RER B. Au même titre que les autres, Thierry Mariani « n’exclut pas non plus cette éventualité ». Rendez-vous le 20 février pour en savoir plus.

 

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