Transport et infrastructures

Un bassin de 50 000 m3 pour compléter le réseau d’assainissement marseillais

Mots clés : Démarche environnementale - Qualité de l'eau - eau potable

La métropole Aix-Marseille-Provence inaugurait, le 20 mars 2017, son nouveau bassin de rétention, chargé de limiter, en cas de pluie violente, les déversements d’eaux usées en Méditerranée.

Inauguré le 20 mars 2017, le bassin Ganay complétera le réseau d’assainissement du territoire marseillais d’ici à janvier 2018, après quelques mois de test. «Ce nouvel équipement de rétention des eaux, capable de stocker 50 000 mètres cubes d’eaux pluviales et usées se remplira progressivement dans les prochains jours», indique Marc Du Rostu, le directeur d’agence Métier Travaux du Service d’assainissement de Marseille Métropole (Seramm), filiale de Suez.

Construit en plein centre-ville, à quelques pas du stade Vélodrome, le bassin Ganay se distingue par ses dimensions exceptionnelles (hors région parisienne): avec trente mètres de profondeur et 56 mètres de diamètre, sa construction a nécessité trois ans de travaux. Il est relié par un tunnel de 300 mètres à la station d’épuration Géolide, qui assure seule, par temps sec, l’intégralité du traitement des eaux usées de Marseille et de seize communes alentour, soit 73 millions de mètres cubes traités en 2015. L’assistance à maîtrise d’ouvrage du chantier a été assurée par le cabinet Egis. Vinci construction s’est chargé de la maîtrise d’œuvre.

L’enjeu pour la métropole Aix-Marseille-Provence (AMP) est de se conformer au cadre fixé par la commission européenne: limiter à 20 le nombre de débordements annuels du réseau générés par les orages violents qui s’abattent sur la ville. Jusqu’ici, on en compte une soixantaine chaque année. Les eaux non absorbées se déversent via le fleuve Huveaune dans la Méditerranée, interdisant durant quelques jours l’accès aux plages alors polluées. Le bassin Ganay doit en outre «éviter le déversement d’un million de mètres cubes d’eaux usées non traitées dans le Parc national des Calanques».

 

Six mois d’avance

 

Malgré les plaintes des riverains, ce chantier urbain hors norme, a été bouclé avec six mois d’avance sur le délai prévu. Le Seramm invoque «les conditions climatiques favorables, la conduite en simultané de plusieurs chantiers» et sa bonne gestion des équipes. Une chance pour Aix-Marseille-Provence qui voit ainsi sa facture réduite, comme le rappelle Laurent Roy, le président de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse: «Notre contrat avec Marseille Provence Métropole (ex-communauté urbaine, désormais fusionnée dans AMP, NDLR) prévoit que la prise en charge des coûts par l’Agence soit améliorée si les délais de réalisation des ouvrages sont respectés». L’établissement prend ainsi en charge 40% des 54 millions d’euros investis dans la construction, contre 30% s’il y avait eu du retard.

Avec ses 80 000 tonnes de béton, 400 tonnes d’acier et 6 300 mètres carrés de parois moulées, le bassin Ganay représente une pièce majeure du système d’assainissement marseillais qui reste encore à compléter: quatre autres ouvrages sont à l’étude pour porter à terme la capacité de stockage d’eaux usées à 140 000 mètres cubes. Le calendrier n’est pas encore précisé.

 

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