Santé

Un artisan du BTP sur deux est fatigué et stressé

Mots clés : Artisanat - Entreprise du BTP - Innovations - Risque sanitaire

La CAPEB, la CNATP, et le pôle d’innovation IRIS-ST ont dévoilé mercredi 2 mars le 2e baromètre ARTI Santé BTP, enquête nationale dédiée à l’analyse de la santé des artisans du BTP. Cette nouvelle édition conforte l’enseignement marquant de l’édition précédente (2014) quant à la fragilité de l’état de santé physique et psychologique des artisans du BTP.

La nouvelle édition du baromètre ARTI Santé BTP (1), portant sur l’année 2015, conforte les enseignements de la première édition (2014) : l’état de santé psychique et psychologique des artisans du BTP reste fragile.

Confronté à un travail intense, soumis à la pression inhérente du statut de chef d’entreprise, victime d’une conjoncture toujours très mauvaise (malgré une relative accalmie attendue pour 2016), 1 artisan sur 2 (53%) se considère comme fatigué ou souvent à très souvent victime de stress. Et même s’ils bénéficient de facteurs « protecteurs » (passion du métier, forte autonomie, soutien et reconnaissance sociale, bonnes relations sociales…), ce stress chronique met en danger leur santé mentale et physique.

Ainsi, près d’un artisan sur deux accuse une fatigue importante et des troubles du sommeil (43%). Pour certains ce sont même des troubles émotionnels (24%), des problèmes de vue (23%) ou encore d’audition (16%).

Et évidemment, près de 80 % d’entre eux souffrent de douleurs musculaires (79%, soit 19 points de plus qu’en 2014…).

 

Le burn-out guette

 

« Lorsque le contexte économique est difficile, les conséquences ne sont pas toujours seulement là où on le croit. L’inquiétude vécue par le chef d’entreprise se matérialise par du stress, une hygiène de vie chaotique, une fragilisation de sa santé », explique Françoise Despret, présidente de la Chambre nationale de l’artisanat, des travaux publics et paysagistes (CNATP).

Le manque de suivi médical – irrégulier voire inexistant pour 43% des artisans du BTP – ou encore le sentiment d’isolement (39%) n’arrangent rien. Et peut entretenir une forme de « déni ». Ainsi, les artisans se perçoivent « globalement en bonne santé » : 78% contre 80% en 2014 !

Le risque à terme, c’est que le corps dise « stop ». C’est alors le « burn-out » (ou épuisement professionnel, voir Focus), avec le risque de maladies dépressives qui l’accompagne : 7% des artisans interrogés déclarent avoir fait un burn out, tandis que 28% pensent en avoir fait un.

Une situation qui ne surprend pas Patrick Liébus, le président de la Capeb : « Dans le contexte économique que nous connaissons, la pression accrue pèse sur les épaules des chefs d’entreprise artisanale du BTP. Dans ces conditions nous ne pouvons malheureusement pas nous étonner du diagnostic réitéré par cette nouvelle édition du baromètre Arti Santé BTP ! Ces résultats sont des indicateurs criants d’une réalité vécue quotidiennement par les artisans du BTP et leurs proches. »

 

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X