Transport et infrastructures

Un appel pour lancer rapidement le 4e appel à projet de transports en commun

Mots clés : Démarche environnementale - Gouvernement - Transport collectif urbain

La Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) enjoint au gouvernement de lancer « en urgence » un nouvel appel à projets de transports en commun en site propre. Pour atteindre les objectifs fixés lors du Grenelle de l’environnement, la Fnaut estime que 800 millions d’euros de subventions manquent encore à l’appel.

Fin décembre, le ministère de l’écologie dévoilait la liste des 99 projets lauréats du 3e appel à projets de transports en commun en site propre (TCSP), doté d’une enveloppe de 450 millions d’euros. Si la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) s’est estimée satisfaite de cette annonce lors d’une conférence de presse le 9 janvier à Paris, elle considère aussi  que « des investissements restent nécessaires [dans les transports urbains] compte tenu des retards accumulés et de l’évolution de la demande».

C’est pourquoi elle enjoint au gouvernement de lancer dès maintenant un 4e appel à projets. « Lors du Grenelle de l’environnement, l’Etat s’était engagé à subventionner les transports en commun à hauteur de 2,5 milliards d’euros d’ici à 2020, rappelle Jean Sivardière, président de la Fnaut. Or jusqu’ici, les trois premiers appels à projets ont permis de cumuler environ 1,7 milliard de subventions. Il manque donc encore 800 millions d’euros si l’on veut atteindre les objectifs ».

 

Priorité aux TCSP des agglomérations de taille moyenne

 

La Fnaut estime que cet appel à projets devrait porter préférentiellement d’une part sur les TCSP dans les agglomérations de taille moyenne, « à l’instar du tramway de Besançon et du BHNS de Metz, qui ont démontré récemment toute leur pertinence », et d’autre part sur la revitalisation des étoiles ferroviaires des grandes agglomérations afin « de structurer l’urbanisation périphérique ».

Pour financer cet appel à projets qu’elle appelle de ses vœux, la Fnaut propose de taxer davantage les carburants. « Une hausse supplémentaire de 1 centime des taxes sur les carburants automobiles sur les permettrait de générer 600 millions d’euros de recettes supplémentaires, assure Jean Sivardière, qui estime que le gouvernement pourrait aisément profiter de la baisse spectaculaire du prix du pétrole pour mettre en place cette surtaxe.

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