Energie

Un appel d’offres pour l’autoconsommation dans le tertiaire

Mots clés : Energie renouvelable - Établissements industriels, agricoles, ICPE - Gouvernement - Réglementation

En ouverture du premier colloque national dédié à l’autoconsommation photovoltaïque, le 25 mai à Paris, Virginie Schwarz, directrice générale de l’énergie au ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, a annoncé un appel d’offres portant sur l’autoconsommation dans les bâtiments industriels, tertiaires et agricoles.

On attendait Ségolène Royal, mais c’est finalement Gilles Bœuf, son conseiller scientifique, et Virginie Schwarz, directrice générale de l’énergie au ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, qui ont ouvert le premier colloque national dédié à l’autoconsommation photovoltaïque, le 25 mai à Paris. Si le premier, prévenu la veille au soir de son intervention, s’est contenté d’excuser la ministre et de transmettre « ses encouragements dans leur démarche », la seconde a annoncé un appel d’offres portant sur l’autoconsommation dans les bâtiments industriels, tertiaires et agricoles. « Ces sites présentent une bonne concordance entre leur consommation et la production solaire. La procédure concernera une puissance totale de 50 MW, dont 10 MW seront réservés aux zones non interconnectées (les îles qui ne sont pas reliées au réseau électrique continental, NDLR). Elle visera les installations photovoltaïques ou hydrauliques d’une puissance comprise entre 100 et 500 kW, a-t-elle précisé. L’aide devrait prendre la forme d’une valorisation de l’énergie autoconsommée. Nous travaillons avec la Commission de régulation de l’énergie à l’établissement d’un cahier des charges. Il devrait paraitre avant l’été. »

 

Un choix peu répandu

 

L’autoconsommation consiste d’un point de vue contractuel à consommer l’énergie électrique directement sur son lieu de production. C’est la traduction dans le droit d’une réalité physique. En effet, l’électricité circule toujours vers le point de consommation le plus proche. Lorsque, dans une construction, des panneaux photovoltaïques génèrent un courant, il sera accaparé par les équipements de l’édifice.

Cependant, aujourd’hui, la grande majorité des propriétaires d’installations solaires ont un contrat de rachat d’électricité avec EDF. Selon la loi, ils cèdent la totalité de leur production au fournisseur d’énergie. Pour des dispositifs d’une puissances inférieures à 100 kW, les contrats de vente du surplus d’énergie ou les conventions d’autoconsommation sans injection dans le réseau sont encore très minoritaires. Le procédé est pourtant déjà répandu chez certains de nos voisins. « Environ 2,3 % de l’électricité est autoconsommée en Allemagne et plus d’un pour cent en Italie, fait remarquer Daniel Bour, le président du syndicat Enerplan. Les prix de l’énergie sont toutefois plus élevés dans ces pays. » Dans l’état actuel des subventions, les installations photovoltaïques éligibles à l’appel d’offres affichent un temps de retour sur investissement d’une dizaine d’années. Ce nouveau soutien financier de l’Etat sera donc le bienvenu pour dynamiser le marché.

 

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