Transport et infrastructures

Troisième ligne de métro: le «oui, mais» des Toulousains

Mots clés : Transport collectif urbain

Au terme de trois mois de concertation, la Commission nationale du débat public vient de rendre ses conclusions relatives au projet de troisième ligne de métro à Toulouse. Si 72% des participants le jugent «pertinent», ce dernier est appelé à évoluer.

Dévoilé le 16 février à Toulouse par Christian Leyrit, président de la Commission nationale du débat public (CNDP), et Jacques Archimbaud, son vice-président, le bilan des débats organisés du 12 septembre au 17 décembre 2016 dans la métropole toulousaine constitue un pas de plus vers la réalisation de la troisième ligne de métro. Durant cette période, 21 200 personnes ont visité le site internet du débat, la commission a noué 4 000 conversations avec des citoyens lors des débats mobiles; 3 000 d’entre eux ont participé aux rencontres publiques et 4 900 ont répondu au questionnaire. «72 % des citoyens interrogés ont donné un avis favorable, souligne Jacques Archimbaud. Mais il ne s’agit pas d’un blanc-seing, plutôt d’une approbation critique.»

 

Coût prévisionnel: 2,12 milliards d’euros

 

Concrètement, le tracé de cette nouvelle infrastructure de transport ferait 28 km de long (contre 21 km initialement prévus). La ligne relierait Colomiers (au nord-ouest de Toulouse), à Labège (sud-est), avec 20 stations pour un coût global estimé à 2,12 milliards d’euros (contre 1,7 milliard d’euros). Sa fréquentation serait de l’ordre de 200 000 passagers, précise le rapport de 118 pages. Au-delà de ces chiffres, la commission émet un certain nombre de recommandations. Elle préconise de consolider le financement du projet, de clarifier sa gouvernance en vue d’une meilleure coordination entre les TER et le métro et «d’étudier les alternatives au projet à travers la mise en place d’un conseil scientifique». Seuls 45% des Toulousains interrogés sont par ailleurs favorables à la desserte de l’aéroport, pourtant plébiscitée par les milieux économiques, et à condition que le gestionnaire de l’aéroport participe à son financement à hauteur de 100 millions d’euros. Toujours selon la CNDP, «le maître d’ouvrage, ses partenaires et les financeurs potentiels du projet disposent désormais des éléments d’appréciation pour prendre les décisions éclairées qui leur incombent.» « La commission a bien travaillé, commente pour sa part Jean-Michel Lattes, président de Tisseo, le syndicat mixte des transports en commun de Toulouse Métropole. Notre syndicat se prononcera officiellement lors du comité syndical du 29 mars. Nous déciderons collégialement de la suite qui sera donnée à ce rapport.»

 

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