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Troisième aéroport parisien: le gouvernement ne tardera pas à décider…

Le gouvernement de Lionel Jospin ne devrait pas tarder à décider de la localisation du troisième aéroport dans le bassin parisien, après avoir eu en main la synthèse du débat public, a affirmé mercredi 10 octobre 2001 le président de la Commission nationale du débat public Pierre Zemor.

« Je ne suis pas maître du calendrier de décision. Mais je pense que le gouvernement ne va pas tarder à décider », a-t-il dit au cours d’un point presse à Paris.
La commission DUCSAI (Démarche d’utilité concertée pour un site aéroportuaire international), qu’il préside, remettra au gouvernement un rapport de synthèse des six mois de discussions publiques le 19 octobre prochain, au lendemain de la réunion de clôture des débats, a-t-il rappelé.

Dans cette synthèse, il n’y aura pas de recommandations en faveur de tel ou tel site, sur les huit retenus, selon lui. « Je ne vais pas éliminer de sites. Mais le pour ou le contre exprimé de telle manière, cela peut revenir au même », a-t-il toutefois indiqué.

Huit sites sont en lice pour accueillir le nouvel aéroport. Beauvilliers (Eure-et-Loir), déjà retenu en 1996 par le gouvernement d’Alain Juppé avant que le projet ne soit gelé, Chaulnes et Montdidier (Somme), Vatry, Les Grandes-Loges et Bertaucry (Marne) ont posé leur candidature. L’Etat a complété cette liste par Hangest-en-Santerre (Somme) et Juvincourt (Aisne).
Jeudi se tient à Paris le dernier grand débat public consacré en grande partie à l’opportunité même de bâtir un nouvel aéroport dans les environs de Paris à l’horizon 2015, pour désengorger les deux plateformes de Roissy et Orly menacées par la croissance du trafic aérien.

Même si le trafic est en chute actuellement après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, les experts du monde aéronautique et aérien estiment que la croissance repartira à la hausse après une période pour le moment encore difficile à évaluer, s’appuyant sur les observations d’après la Guerre du Golfe au début des années 1990.
Une contre-expertise du cabinet londonien MVA demandée par trois associations et rendue publique mardi, met en doute la pertinence d’un nouvel aéroport autour de Paris. Même si elle reprend à son compte les prévisions de trafic retenues par la DUCSAI -soit un quasi-doublement du nombre de passagers à 124 millions sur Paris d’ici 2020-, elle estime que les capacités de Roissy et d’Orly -actuellement limitées- seraient suffisantes pour l’absorber. Un déplafonnement semble toutefois politiquement délicat, et inacceptable pour les riverains des deux aéroports.

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