Entreprises de BTP

Travaux publics : NGE signe une année 2016 de forte croissance

Mots clés : Apprentissages - Concurrence - Monde du Travail - Politique des transports - Produits et matériaux

Le groupe NGE annonce un chiffre d’affaires de 1,6 Md€, en croissance de 6,4%, qui récompense une année de forte activité sur plusieurs fronts : rachat de Dacquin et de Cardinal Edifice ; diversification des activités ; marchés remportés du côté du Grand Paris express ; déploiement de la fibre en Alsace ; formations et recrutements à un rythme soutenu… L’exercice 2017 est déjà bien orienté.

 

Croissance, optimisme et embauches. Tels sont les trois mots clés qu’Antoine Metzger, président du directoire du groupe NGE formule, au moment de faire le bilan de l’année 2016 et d’envisager l’avenir. L’entreprise n’a cessé de grandir depuis 2011 et 2016 n’a pas dérogé à la règle, malgré la crise persistante.

Avec un chiffre d’affaires de 1,592 Md€ précisément – à périmètre non constant-, le groupe connaît en effet une croissance de 6,4% sur l’année. Le terrassement, activité historique, demeure de peu la plus importante (28% du chiffre d’affaires, 448 millions d’euros), suivi des travaux ferroviaires (27%, 427 millions d’euros) et du génie civil (12%, 191 millions d’euros). Le résultat net, « conforme aux attentes », s’établit à 20,2 millions d’euros. « Nous enregistrons par ailleurs un EBITDA record, de 116,6 millions d’euros », se réjouit Antoine Metzger.

 

De nouvelles cordes à son arc

 

Des résultats qui s’expliquent par la diversification des métiers (fibre et travaux souterrains) et à l’ajout « de nouvelles cordes à son arc ». NGE a en effet mis un pied dans le bâtiment en reprenant Cardinal Edifice qui, à elle seule, explique en grande partie la croissance du groupe: « Sans cela, nous nous situerions sur une hausse de 0,4% en 2016 », reconnaît Antoine Metzger. Il s’est également renforcé dans les fondations profondes avec l’acquisition de Dacquin.

La politique de croissance externe du groupe est guidée par la recherche de complémentarité, comme le confirme Joël Rousseau, président du conseil stratégique. En ajoutant du bâtiment à son offre, NGE souhaite pouvoir construire une offre globale, pour développer les synergies entre ses différentes filiales. S’il n’y a pas la volonté d’ajouter un nouveau métier à court terme, NGE reste attentif aux opportunités et pourrait s’offrir de nouvelles entreprises dans les années venir.

 

L’ambition de concurrencer les majors

 

Le but est de pouvoir se positionner sur des grands projets… et de parvenir à concurrencer les majors. Sur le plan de relance autoroutier, c’est seul que NGE a remporté un premier marché : l’élargissement de l’A63 sur 17km, pour 118,5 millions d’euros.

NGE travaille aussi dans des groupements, comme c’est le cas sur les lignes 11 et 15 du Grand Paris express, sur des lots allant de 280 à 380 millions d’euros et qui lui ont permis, selon les deux dirigeants, de montrer son savoir-faire et sa capacité à diversifier ses activités. « Mais nous voulons aller plus haut, plus fort », prévient Antoine Metzger. En ligne de mire, des lots des lignes 14, 16, 17 et 18, autour de 700 ou 800 millions d’euros, pour lesquels NGE pourrait se porter mandataire. Joël Rousseau imagine même conquérir des lots plus importants, dans le cadre d’un partenariat avec des entreprises européennes, comme l’expert en travaux souterrains italien Salini Impregilo.

 

Un carnet de commandes en hausse de 62%

 

Dans ce contexte, les perspectives pour 2017 sont encourageantes. Le carnet de commandes à fin mars 2017 s’établissait à 2,44 Mds€, c’est 62% de plus qu’un an auparavant. Une hausse portée principalement par les grands projets (+342% vs fin mars 2016) et les filiales nationales spécialisées (+111%).

Le mouvement devrait se poursuivre dans l’année. En dehors du Grand Paris express, le groupe surveille l’évolution des dossiers canal Seine-Nord, Lyon-Turin, et plan de relance autoroutier. Il a également candidaté à plusieurs appels d’offres dans le cadre du Plan France très haut débit. Déjà présent sur le réseau d’initiative publique alsacien, il espère pouvoir décrocher le marché du Grand Est (1,2Md€). Un dossier en région parisienne doit être confirmé ces prochains jours, et NGE s’est aussi positionné en Gironde ou encore dans l’Hérault.

Des orientations optimistes qui permettent au groupe de recruter. Passé de 9183 collaborateurs fin 2016 à 9870 au 1er avril 2017, NGE compte embaucher 1700 personnes rien que cette année. Développant parallèlement les formations, l’entreprise dit se préparer aux défis de demain et espère atteindre un chiffre d’affaires de 1,7Md€ en 2017, et passer la barre des 2Mds€ dès 2019.

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