Entreprises de BTP

Travaux publics : la FNTP entre optimisme et pessimisme

L’activité des travaux publics devrait connaître en 2001 une troisième année de hausse consécutive. Selon les chiffres que vient de publier la Fédération Nationale des Travaux Publics, le volume d’activité pour cette année va croître de 2,5% alors qu’il avait augmenté de 8% l’année dernière.
La FNTP signale toutefois un fléchissement depuis le point haut du premier trimestre : « en cumul sur les huit premiers mois de 2001, la croissance du chiffre d’affaires des travaux publics par rapport à la même période de 2000 est réduite de moitié ». Les carnets de commandes étant encore garnis, elle constate un ralentissement, mais pas de chute brutale.

Pour 2002, la fédération table ses prévisions sur deux scenarii possibles : une croissance de 1% de l’activité dans le cas d’une politique ambitieuse en matière d’infrastructures et un fléchissement de 2% si les tendances constatées se poursuivent. La FNTP, par la voix de son président, a en effet accusé les contrats de plan Etat-Régions (CPER), programmés pour la période 2000-2006, d’avoir pris un retard de 7 mois par rapport aux objectifs initiaux : 4,4 milliards d’euros, au lieu des 6,2 milliards prévus, auront été investis au bout de deux ans.

Plus grave, ces retards ne reflètent pas la politique engagée par le gouvernement pour développer les transports alternatifs au mode routier. Ainsi, sur un taux d’avancement théorique des contrats de plan de 29% (deux ans sur sept ans), le volet ferroviaire affiche un avancement de 12% et le volet fluvial et portuaire de 9% seulement, principalement en raison du retard pris lors des études préalables.

Le volet routier affiche, quant à lui, un taux de réalisation de 26%.
Très critique, Daniel Tardy, président de la FNTP, dénonce les incohérences du gouvernement : « on prend la décision d’investir dans le fret et le rail, et on n’est pas capable de le faire ». Il estime qu’il faudrait des engagements budgétaires de 3,1 milliards d’euros par an en 2002 et en 2003 pour que les CPER ne connaissent pas une situation analogue aux précédents, avec en particulier un triplement des crédits affectés aux infrastructures ferroviaires. « Sans cela, dit-il, l’objectif de doubler le fret ferroviaire d’ici dix ans paraît compromis ».

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