Collectivités territoriales

Toulouse signe un contrat de ville pour les cinq ans à venir

Mots clés : Etat et collectivités locales - Politique de la ville

Le 15 juillet, Pascal Mailhos, préfet de la région Midi-Pyrénées, et Jean-Luc Moudenc, Président de Toulouse Métropole, ont signé le contrat de ville Toulousain pour la période 2015-2020.

Comment faire entrer les nouveaux contrats de ville dans les métropoles ? C’est tout l’objet de la signature du nouveau contrat de ville Toulouse Métropole, qui a été signé entre Etat et élus toulousains à la mi-juillet. De fait, il s’agit de la mise en œuvre de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine (21 février 2014) qui reconfigure les outils d’intervention de la politique de la ville. La métropole toulousaine a été choisie parmi douze autres métropoles pour préfigurer cette réforme. Sa priorité reste cependant le renouvellement des quartiers prioritaires, définis par un décret du 30 décembre 2014.

Pour Jean-Luc Moudenc, ce contrat est et sera élaboré avec les habitants, et comme il est global, il doit être piloté au niveau intercommunal. « Sont concernées les actions de politique urbaine, sociale et économique, pour prendre en compte la situation des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans leur ensemble ». Objectif affiché par la loi pour la Ville et la cohésion sociale du 21 février 2014: « améliorer durablement la situation des habitants et répondre au mieux à leurs attentes en matière d’accès à l’emploi, à la santé, de réussite scolaire ou en matière d’habitat », mais aussi et peut-être surtout pour réduire les inégalités, en matière d’emploi, de santé, d’éducation et de sécurité.

 

Un conseil citoyen par quartier


Le périmètre retenu concerne douze quartiers prioritaires toulousains, dont 54 000 habitants déclarent un revenu annuel inférieur à 11 900 euros: trois sites sur le Mirail (Reynerie-Université) et Bagatelle, les deux quartiers les plus peuplés de la ville; Bellefontaine-Milan (sud); les Pradettes; Arènes; Cépière-Beauregard (secteur hippodrome, à l’ouest); Izards; Bourbaki; Negreneys; La Gloire; Soupetard; Empalot; Bréguet-Lecrivain; Les Maraîchers. Quatre autres quartiers sont basés sur les communes de Blagnac, Colomiers et Cugnaux.

Tout cela impose des structures participatives nouvelles. Les habitants de seize secteurs concernés sont appelés à rejoindre le conseil citoyen de leur quartier, un espace de dialogue entre habitants qui recense propositions, initiatives et actions à partir de besoins identifiés. Au sein de ces conseils citoyens du quartier, renouvelables tous les deux ans, sont conviés les habitants, associations, représentants des collectivités, CAF et institutions locales.

Le montant prévisionnel des actions s’évaluera au cours de la première année, au fil des financements croisés apportés par les signataires. Côté Etat, l’enveloppe du plan national de rénovation urbaine est dotée de 5 milliards d’euros dont 85% sont consacrés aux quartiers prioritaires.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X