Logement

Thierry Repentin, sur le logement social : « On ne peut pas permettre que certains maires fassent des bras d’honneur à la République »

Invité ce 20 octobre sur France Inter, le délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat Thierry Repentin a durci le ton face aux édiles qui se refusent à appliquer la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU). Un tiers des communes concernées sont hors la loi selon le gouvernement.

Le délégué interministériel auprès de Manuel Valls chargé de la mixité sociale dans l’habitat, Thierry Repentin, était invité ce 20 octobre à parler logement social dans l’émission « Un jour en France », sur France Inter. Et celui qui ne voulait pas être vu comme « le père fouettard de la loi SRU » a visiblement durci le ton.

« Si beaucoup de maires ont mis en place des actions pour rattraper leur retard, il en reste une partie qui ne souhaite pas accueillir sur leurs territoires – pour des raisons qui leur sont propres – des habitants dont les revenus leur semblent trop faibles pour qu’ils soient dignes. On ne peut pas permettre qu’un certain nombre de maires face un bras d’honneur à la République », a-t-il tancé. Selon le gouvernement, un tiers des communes soumises aux obligations de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) serait hors la loi.

 

 

« Il faut faire attention à l’image du logement social. Il ne concerne pas que les plus précaires, 70% de la population est éligible », a rappelé le délégué interministériel. « Je ne crois pas que la principale raison du manque de logements sociaux en France soit un manque de fonds. C’est une question de volonté, accepter sur son territoire des familles dont le profil est différent, ne pas rejeter ceux qui ont moins de 2 500 euros par mois », a-t-il martelé. Pour y remédier, le gouvernement devrait annoncer de nouvelles mesures lors du comité interministeriel des Villes prévu la semaine prochaine. « Le gouvernement pourra – ce sera sans doute annoncé la semaine prochaine – se substituer à certains des maires lorsque les préfets ont vraiment la certitude qu’il y a une volonté de ne pas faire. »

Dans la réflexion globale autour de la mixité sociale, Thierry Repentin estime que le logement « est la question centrale ». « Dans les quartiers défavorisés, l’offre de logement est souvent la même, à savoir du logement social. Il faut y amener de l’accession à la propriété et avoir une offre alternative dans des territoires voisins qui n’ont jamais voulu de logement social », a-t-il préconisé.

 

 

Pour écouter l’émission « Un jour en France » du 20 octobre avec Thierry Repentin :

 

 

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