Energie

Territorialité de l’énergie : du chemin à faire !

Alors que les Plans climat-énergie territoriaux (PCET) et leurs bras armés, les SCRAE, doivent être mis en place cette année par les collectivités territoriales, les 12èmes Assises de l’énergie, qui ont débuté mercredi 26 janvier à Grenoble, ont permis, d’entrée de jeu, un débat sans langue de bois.

C’est vrai, a reconnu le président de l’Ademe, Philippe Van de Maele, que la France est un «pays très centralisé » et que «le sujet de l’énergie décentralisée ne passe pas bien dans les services de l’Etat». Allant jusqu’à s’emporter, quand il croit entendre que «les collectivités sont super et l’Etat mauvais» («c’est tellement ridicule !»), il invite à «arrêter de se taper dessus» et à favoriser les partenariats.

Il est vrai que sur le tour d’horizon dressé de l’actualité énergétique depuis un an, le consensus est loin de se faire. La RT 2012 ? «Un bond en avant», pour le président de l’Ademe, tandis que le directeur général de Hespul, Marc Jedliczka, annonce un rabot à venir sur les objectifs initiaux («on craint le pire sur ce qui va sortir en matière de moteur de calcul»).

Mais c’est certainement l’évolution du dossier photovoltaïque qui cristallise la rancœur : «là ce n’est pas le rabot, c’est la guillotine qu’on a ressortie», s’exclame-t-il. Un point néanmoins positif à ses yeux : «tout le monde est d’accord contre les propositions de la DGEC». P. Van de Maele évoque «un vrai sujet industriel » sur lequel il faut trouver un équilibre. Le directeur général de la FNCCR, Pascal Sokoloff, rappelle qu’on est «en principe dans une logique de long terme». «Soyons attentifs à l’impact sur la CSPE», dit-il, tout en appelant à une régulation financière, plutôt que par le volume.

La loi Nome, ensuite : si P. Sokoloff estime que «l’efficacité énergétique sera peut-être l’un des enjeux inattendus de l’ouverture du marché de l’électricité», mais aussi un vecteur «de compétitivité des EnR», M. Jedliczka évoque «un signal très négatif sur la possibilité qu’on pourra avoir un jour 100% d’ENR sur le réseau». Les compteurs communicants, au moins, font l’unanimité : «Heureusement qu’ils sont communicants parce qu’ils ne sont pas intelligents», observe P. Van de Maele.

Enfin, les CEE : alors que la 2ème période est lancée depuis début janvier, le régime a basculé «du symbole à une logique de refinancement», selon le dg de la FNCCR. Mais ce «très bon outil» reste «très insuffisant», déplore le président de l’Ademe pour qui le marché «ne sera pas mûr dans les trois ans qui viennent».

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