Collectivités territoriales

Tensions autour de la nomination du DG de l’EPA Euroméditerranée à Marseille

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales - Gouvernement

Emmanuelle Cosse, la ministre du Logement, souhaite nommer le numéro deux de son cabinet à la direction de l’EPA Euroméditerranée. Une décision qui passe mal auprès des élus locaux.

Le torchon brûle entre l’Etat et les collectivités autour de la direction générale d’Euroméditerranée à Marseille. Ce mardi 13 décembre, Laure-Agnès Caradec, la présidente de l’Etablissement public d’aménagement (EPA) qui pilote cette opération d’aménagement d’intérêt national (480 ha), a rendu publique l’intention de la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, de ne pas renouveler le mandat de l’actuel directeur, François Jalinot, à son échéance du 20 décembre. Dans un courrier du 22 novembre, la ministre indiquait qu’elle comptait nommer à ce poste très exposé Thierry Laget, le directeur adjoint de son cabinet. Une décision unilatérale qui ne plaît pas.

Le CV de l’intéressé n’est pas en cause. Ingénieur des Ponts, Thierry Laget a été directeur général adjoint des services de l’agglomération de Montpellier de 2002 à 2009 avant d’être promu à la barre de la Société d’équipement de la région de Montpellier (Serm) et de la Société d’aménagement de l’agglomération de Montpellier (Saam) de 2009 à 2014.

 

François Hollande parmi les destinataires

 

Mais les élus locaux membres du conseil d’administration de l’EPAEM (Christian Estrosi pour la région Paca, Martine Vassal pour le conseil départemental des Bouches-du-Rhône et Jean-Claude Gaudin pour la ville et la métropole Aix-Marseille-Provence) sont vent debout contre cette annonce pour une question de principe. Ils l’ont fait savoir dans un courrier commun, resté à ce jour sans réponse, adressé à François Hollande, Manuel Valls et Emmanuelle Cosse le 29 novembre. «Recaser un collaborateur à cinq mois des élections nationales est pour le moins inconvenant. La moindre des courtoisies aurait été de nous demander l’avis des exécutifs locaux qui participent au pilotage de l’opération», tonne Laure-Agnès Caradec.

L’élue phocéenne s’en prend également à Thierry Laget, lui reprochant de ne pas avoir pris la peine de la contacter en amont. «Ce n’est pas très élégant. Lorsque l’on souhaite accéder à un tel poste, on fait un minimum de lobbying», grince-t-elle.

Rappelons que François Jalinot est en fonction depuis le 1er janvier 2004. A l’époque, il avait succédé à Jean-Michel Guénod, débarqué sans grand ménagement par le gouvernement Raffarin lors de la trêve des confiseurs, fin 2003.

 

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