Paysage

Tempête : Houat échappe de justesse au trou noir

Mots clés : Electricité - Matériel - Equipement de chantier

Quinze mètre de perdus depuis juin sur la grande plage mitoyenne du relais d’ERDF : grâce à des mois d’insistance auprès du transporteur d’électricité qui a consolidé son ouvrage en janvier, la commune de l’île de Houat a évité de justesse la panne électrique, suite au dernier coup de vent.

« Il s’en est fallu de peu que vous ne puissiez pas me joindre » : interrogée le 10 février par « Paysage Actualités » qui enquête sur la résistance à l’érosion des littoraux pour un article à paraître le mois prochain, Andrée Vielvoye, maire de l’île de Houat (Morbihan) reste sur le qui-vive en permanence. Les randonneurs ne peuvent l’ignorer : à l’entrée du sentier de côte, des panneaux les invitent à renoncer aux bâtons cloutés qui fragilisent les sols. La commune de l’île morbihannaise, qui compte 240 habitants en hiver et jusqu’à 3000 en été, s’appuie sur son partenariat avec le Conservatoire du Littoral, qui paye la moitié du salaire d’un garde, chargée de la protection du trait de côte.

 

Incivisme

 

Platelages en bois sur les sentiers encadrés par des ganivelles, plantations pour retenir le sable sur les dunes : les interventions douces se révèlent fragiles et nécessitent une surveillance permanente. Mais plus encore que les tempêtes, l’élue locale craint l’incivisme : « Le garde a beau essayer de convaincre, les gens se montrent peu coopératifs »… Au point que non contents de refuser de rappeler à l’ordre les enfants qui jouent au toboggan sur les dunes, certains adultes s’adonnent eux-mêmes à ce jeu destructeur.

Certes, les mouvements de dune ont toujours fait partie du quotidien des habitants : « Les anciens disent : ‘Le sable part, le sable revient’ » rappelle la maire, qui observe néanmoins une accélération du phénomène. Vis-à-vis de ses administrés, le message de l’entretien durable des paysages et de la biodiversité passe par l’école et le collège, dont les élèves se familiarisent avec les espèces rares qui nichent sur l’île, comme le gravelot à collier interrompu. La commune négocie un poste d’éducation à l’environnement, pour intensifier ce travail pédagogique.

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