Culture

Tasseaux intacts en stock à Bellastock

Mots clés : Architecture - Manifestations culturelles

L’édition 2015 de ce festival d’architecture a réuni un millier d’étudiants à Tremblay-en-France du 14 ou 17 mai. En équipe, les participants ont relevé le défi de réaliser des structures nomades à l’échelle 1 et ce, à partir de ressources limitées. Avec cette contrainte supplémentaire : à la fin de l’exercice, la matière devait pouvoir être récupérée.

Quinze tasseaux de bois, pas un de plus. Voilà à quoi avaient droit les équipes participant au festival Bellastock 2015, qui s’est tenu pendant ce long week-end, du 14 au 17 mai, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). A partir de ce stock frugal mais avec également de la bâche, de la gaine annelée et de la corde, un millier d’étudiants en architecture venus des écoles franciliennes, mais aussi de Bordeaux, Rouen, Nantes, Strasbourg ou Montpellier, ont relevé le défi d’imaginer des architectures éphémères. Et surtout de les construire à l’échelle 1.

A l’origine du festival, en 2006, il y avait en effet eu ce constat que les étudiants en architecture manquaient sérieusement de pratique. Antoine Aubinais, Grégoire Aurel et Baptiste Furic, tous trois élèves à ParisBelleville, ont alors créé Bellastock, un grand atelier de plein-air. Ce rendez-vous de quelques jours devait permettre de faire surgir une ville éphémère et la première édition avait attiré 200 aspirants bâtisseurs. Depuis le festival a perduré, il a même essaimé dans plusieurs pays du monde. Et Bellastock est devenu une association en 2010.

 

 

Pour cette nouvelle édition, baptisée « Play Mobile », l’exercice s’est corsé. Non seulement, il fallait construire les éléments d’une ville temporaire mais habitable, mais tous ces « bâtiments » devaient être nomades. Après avoir conçu une librairie, un commissariat, un théâtre, des galeries d’art et même un centre commercial, les participants ont dû prouver la mobilité de leur création en migrant d’un site de Tremblay à un autre. C’est ainsi que le samedi 16 mai, on a pu voir quelque 200 architectures parcourir trois kilomètres. Et résister à l’épreuve de cette transhumance.

Ultime étape du grand jeu de construction : à la fin du festival, les participants ont démonté leur architecture et rendu les matériaux, du moins en partie. La règle était en effet de ne pas couper les 15 tasseaux afin de permettre leur récupération. Demeurés intacts, ils pourront à l’avenir être réemployés. Le cycle de vie de la matière est en effet l’autre obsession de Bellastock. L’association avait d’ailleurs été partie prenante de Matière Grise, l’exposition récemment consacrée au réemploi par le Pavillon de l’Arsenal.

 

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