Industrie/Négoce

Tarkett reste dans la course grâce au sport

Mots clés : Industriels du BTP - Sport

L’industriel français spécialiste des revêtements de sol Tarkett a clôturé une année 2015 en légère hausse, en grande partie sauvé par la vitalité de son activité surfaces sportives. L’intégration de sa nouvelle filiale Desso lui a également permis de compenser ses pertes en Russie et en Ukraine.

Au vu de ses résultats 2015, difficile de ne pas conclure que Tarkett a visé juste en faisant le pari de diversifier ses activités. Le chiffre d’affaires de l’industriel français spécialisé dans les revêtements de sols s’affiche en hausse de 12,4% sur un an (-0,3% à périmètre et taux de change constants), à 2,7 milliards d’euros, et l’Ebitda reste convaincant en gagnant 3,7%, à 285 millions d’euros. Une baisse de régime se fait néanmoins ressentir sur la marge, qui ne représente plus que 10,5% du chiffre d’affaires quand elle en atteignait 11,4% en 2014.

Comme l’an dernier, les difficultés rencontrés en Russie, Ukraine et Serbie continuent d’égratigner la croissance du groupe mondial. Si Tarkett arrive tout de même à faire bonne figure, c’est notamment grâce à deux acquisitions réussies en 2014 : le spécialiste américain des surfaces sportives Renner et le géant néerlandais des moquettes à usage commercial Desso. « Les acquisitions des sociétés Gamrat, Renner et Desso ont permis d’intégrer l’équivalent de 230 millions d’euros de chiffre d’affaires », indique ainsi le document de référence 2014 de Tarkett.

 

La pelouse Desso au Stade de France

 

Parmi les quatre segments d’activité du groupe industriel, la division Sports fait la course en tête avec un chiffre d’affaires en hausse de 44,5% sur un an et une croissance organique de +17,2%. Des résultats record portés par une demande mondiale soutenue en surfaces sportives, notamment en Amérique du Nord. Dans le gazon synthétique par exemple, produit qui représente la majorité des ventes de surfaces sportives du groupe et pour lequel il se positionne en leader mondial, l’industrie atteint une fin de cycle qui nécessite le renouvellement de surfaces installées il y a dix ans. Nombreux sont les établissements publics et les collectivités qui se tournent ainsi vers le synthétique, revêtement qui nécessite moins d’entretien et d’investissement que les pelouses naturelles. Tarkett a aussi développé des solutions clé-en-main prévoyant, en sus de la simple fourniture du produit, l’ingénierie et l’installation complète du terrain de sport. De quoi se différencier et créer de la valeur ajoutée.

Si les ventes de gazon artificiel restent la locomotive de Tarkett Sports, la pelouse hybride de Desso lui permet de combler le segment de marché haut de gamme… et peaufiner sa notoriété. La filiale a en effet été choisie pour équiper le Stade de France, qui accueille cette année le tournoi des Six Nations de rugby et l’Euro de football, avec sa technologie GrassMaster de pelouse naturelle renforcée par des fibres synthétiques, qu’elle fabrique en Angleterre.

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