Industrie/Négoce

Tarkett lorgne 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020

Mots clés : Industriels du BTP

Trois ans après son introduction en Bourse, le spécialiste français des revêtements de sols Tarkett a dévoilé un nouveau plan stratégique. Il prévoit un chiffre d’affaires d’environ 3,5 milliards d’euros en 2020 (contre 2,7 milliards en 2015), tiré par les acquisitions.

Le spécialiste français des revêtements de sols Tarkett a levé le voile, le 26 octobre, sur un nouveau plan stratégique ambitieux. Avec le programme 2017-2020, Tarkett entend « continuer à générer une croissance équilibrée des revenus et des profits » d’ici à 2020, a déclaré le président du directoire, Michel Giannuzzi, cité dans un communiqué. Depuis 2013, le groupe a « réalisé une très solide performance malgré un environnement difficile dans la CEI » (Russie et anciennes républiques soviétiques), a souligné M. Giannuzzi. Le groupe a « conservé ses positions de leader » dans cette région, qui représentait historiquement une part importante de son activité, et est prêt à « bénéficier de la reprise attendue de l’économie », a-t-il estimé.

Après vingt acquisitions réalisées depuis 2008, Tarkett va continuer de faire de la croissance externe un pilier de son développement. Les marchés du groupe ayant une croissance relativement faible, les acquisitions doivent rapporter « environ 500 millions d’euros de ventes additionnelles » d’ici à 2020. Ces acquisitions pourraient permettre l’extension du portefeuille de produits, l’extension géographique ou viser des synergies de coûts. En matière de rentabilité, Tarkett maintient pour les trois prochaines années son objectif d’une marge d’Ebitda ajustée supérieure à 12% du chiffre d’affaires, contre 10,5% l’an dernier. Le groupe vise également un retour sur capitaux investis supérieur à 9% à trois ans et un ratio d’endettement inférieur à 2,5 fois la dette sur Ebitda.

 

Baisse d’activité en Europe de l’Est

 

Le précédent plan de trois ans, lancé au moment de l’introduction en Bourse, « a démontré la résilience, la capacité d’adaptation et l’agilité de nos équipes à réagir très vite et très fort dans un environnement macro-économique extrêmement dégradé », a commenté M. Giannuzzi lors d’une conférence téléphonique. Le groupe n’a « pas atteint tous les objectifs » envisagés à l’époque, a reconnu M. Giannuzzi, mais « la moitié des profits venaient de l’Europe de l’Est (…) et il a fallu réagir à une baisse d’activité de 30% dans ces pays-là », a-t-il expliqué. « La crise en Ukraine puis la crise économique en Russie ont été ressenties dès le milieu 2014 et le groupe a très vite réagi, pour compenser la dévaluation du rouble qui sur deux ans a perdu 50% de sa valeur (…) grâce à des hausses de prix », a-t-il souligné.

Le groupe a parallèlement publié son chiffre d’affaires du troisième trimestre, en baisse de 1,8% à 794,3 millions d’euros, pénalisé par une demande faible en Amérique du nord et dans le sport et par des conditions économiques toujours difficiles en Russie et au Brésil. Tarkett vise un chiffre d’affaires entre 2,7 et 2,75 milliards d’euros pour l’année, et un Ebitda ajusté compris entre 315 et 330 millions d’euros. Tarkett emploie 12 000 personnes et compte 34 sites industriels.

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