Logement

Sylvia Pinel super VRP pour la construction

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement

Lundi 19 janvier, Sylvia Pinel ministre du Logement, a démarré son Tour de France de la construction en Aquitaine. Objectif: rencontrer les acteurs locaux du logement, de la construction, de l’hébergement et leur présenter l’ensemble des mesures mises en place par le gouvernement pour relancer la construction.

La ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, Sylvia Pinel, a pris son bâton de pèlerin pour engager un Tour de France de la construction. Il s’agit avant tout de rencontrer au plus près du terrain les acteurs du logement et de la construction et leur présenter les mesures mises en place par le gouvernement pour relancer la construction de logements et simplifier les règles de la construction.

Elle a démarré sa visite sous une pluie fine, par La Réole, petite bourgade girondine de 4200 habitants qui a lancé une opération «la Réole 2020» de modernisation du centre-ville autour de la mixité sociale, des activités économiques et touristiques et de la réhabilitation du bâti et des espaces publics. La ministre a souligné l’intérêt de cette démarche participative de la population, qui a permis de fédérer depuis son lancement en 2010 tous les acteurs publics, privés et associatifs autour d’un projet commun, assorti d’une réflexion sur l’identité communale et ses atouts.

 

Euratlantique

 

Elle s’est rendue ensuite sur l’opération d’intérêt national Euratlantique autour de la gare. Bien que peu de bâtiments soient actuellement livrés, cette visite éclair lui aura permis d’esquisser l’ampleur de cette vaste opération d’urbanisme à cheval sur plusieurs communes riveraines de la Garonne, Bordeaux, Bègles et Bouliac. Elle a pu évaluer la transformation en cours autour du secteur gare où grands projets (la Meca de Big, grande salle de spectacle de Rudy Ricciotti), la rénovation de la gare en vue de l’arrivée de la LGV, croisent des opérations de logements (secteur Armagnac, Jean Nouvel, Nicolas Michelin), de bureaux. Elle a pu apprécier le «pragmatisme de la démarche d’aménagement, très participative», que mène Bernard Reichen autour du secteur gare, qui accompagne l’arrivée de la LGV en 2017, et enclenche la mutation de tout le cadran sud de l’agglomération bordelaise.

 

Bassins à flots

 

Puis, la ministre a poursuivi sa visite au nord de l’agglomération, sur le secteur des bassins à flots, vaste opération menée par la Ville de Bordeaux, dont le PAE est piloté par Nicolas Michelin. Elle y a notamment écouté l’implication des acteurs du logement social, Domofrance, Aquitanis, Clairsienne, des promoteurs privés (Nexity, Bouygues, Icade, Vinci, Fradin, Cogedim), et acteurs publics, comme le Grand Port Maritime de Bordeaux et la Métropole, qui y développent ensemble un vaste projet de reconquête et de transformation urbaine d’un ancien secteur industriel et populaire. Quartier vert, privilégiant les déplacements doux, les Bassins sont au cœur des problématiques de la métropole du futur: attirer activités et habitants, sans négocier sur la qualité croissante de leur cadre de vie et celle des bâtiments nouveaux, notamment en matière de performance énergétique.

En aparté, certains promoteurs, tous très impliqués, pouvaient regretter le tempo un peu lent de la délivrance des permis de construire. Mais Nicolas Michelin a pu montrer avec Michel Duchène, adjoint et vice-président de la Métropole, l’avancement de belles opérations, au nord des bassins, qui dessinent la nouvelle skyline: Portzamparc, Michelin, Brochet-Lajus-Pueyo, dont les bâtiments émergent des bassins. La ministre a également visité les premières opérations de Nicolas Michelin rue Achard. Et s’est félicitée de la performance énergétique, architecturale et du maintien des coûts, grâce à la volonté des acteurs locaux, dans une fourchette de 2920 euros/m2 pour le PSLA, 3008 euros/m2 pour le social intermédiaire à 3680 euros/m2 pour l’accession libre.

Enfin, elle a terminé l’après-midi en assistant à deux tables rondes de professionnels sur la maîtrise du coût du logement et sur la rénovation énergétique. Là, elle a pu décliner brièvement les mesures du gouvernement sur la relance de la construction, tout en prenant acte de la difficulté de bouger les acteurs en temps de crise. Son message aux acteurs de la construction est clair: «il faut lancer la machine» et prendre à bras-le-corps les nouvelles mesures du gouvernement.

Prochaine étape de ce tour de France de la construction: Toulouse, le 30 janvier prochain.

 

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