Entreprises de BTP

Surveillance des digues par drones : le projet est officiellement lancé

Mots clés : Ouvrage d'art - Transport fluvial

« En rupture complète » avec les moyens actuels de surveillance, le projet Didro vise à développer, d’ici à la mi-2018, une solution commerciale de surveillance, de reconnaissance et d’auscultation par drones des digues maritimes, fluviales et le long des canaux.

En mai dernier, a eu lieu la réunion de lancement du projet Didro visant à développer, sur les trois prochaines années, une solution commerciale de surveillance, de reconnaissance et d’auscultation par drones des digues maritimes, fluviales et le long des canaux.

Sélectionné par le Fonds unique interministériel (FUI) pour son caractère innovant, « en rupture complète » avec les moyens actuels de surveillance des digues, ce projet, commandité par France Digues, l’association regroupant les gestionnaires de digues en France, est mené par un consortium regroupant l’opérateur de drones civils Redbird (porteur du projet), Survey Copter (Airbus DS), l’Entente pour la forêt méditerranéenne-Ceren, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar), l’Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), la Dreal Centre, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), DICT et Geomatys.

 

Apporter une « forte valeur ajoutée » aux gestionnaires de digues

 

Selon les instigateurs du projet Didro, l’utilisation des drones, « plus flexible, plus rapide dans son exécution, plus qualitative et plus complète » que les solutions traditionnelles, répond à des besoins réels de gestionnaires de digues. Plus précisément, les acteurs du projet entendent apporter à ces derniers une « forte valeur ajoutée » en termes de qualité des informations reçues (vue globale et résolution centimétrique des images), de sécurité (pas de présence humaine, en particulier lors des périodes de crises hydrométéorologiques), de reproductibilité et de répétabilité des missions, et de rapidité d’exécution (l’inspection d’une digue de 50 km peut prendre seulement une journée, contre plusieurs jours aujourd’hui).

« Aujourd’hui, il n’est plus possible de disposer d’une armée d’hommes bien formés pour surveiller les digues en crues. Il nous faut donc trouver des techniques de surveillance sûres et à grand rendement. Le drone, équipé de capteurs sophistiqués, semble pouvoir répondre à cette demande », confirme Jean Maurin, référent digues national et initiateur du projet Didro.

 

Seuls 3 000 des 9 000 km de digues françaises sont en bon état

 

La tempête Xynthia de février 2010 a été l’un des événements déclencheurs d’une réflexion des pouvoirs publics sur l’état des quelque 9 000 kilomètres de digues – souvent pluriséculaires – que compte la France. En 2011, le Centre européen de prévention du risque d’inondation (CEPRI) estimait que, sur l’ensemble des digues françaises, seuls 3 000 kilomètres étaient en bon état. Cette situation a notamment conduit à la mise en application de nouvelles exigences réglementaires et mis en évidence la disparité des moyens, le manque de personnel et de crédits actuels pour rechercher les défauts des digues.

Ce constat général a conduit les pouvoirs publics à considérer avec attention cette problématique de surveillance des digues lors du 19ème appel à projets des pôles de compétitivité du FUI.

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