Réalisations

Sur le plateau de Saclay, CentraleSupélec prépare la rentrée [diaporama]

Dans quelques jours, les élèves franciliens de CentraleSupélec découvriront  les deux nouveaux bâtiments de leur école, l’un  conçu par l’agence néerlandaise OMA, l’autre par le cabinet suisse Gigon-Guyer. L’investissement total s’élève à 250 millions d’euros. 

 

La date est à cocher dans les agendas. Le 11 septembre, CentraleSupélec ouvrira les portes de son tout nouveau campus à Gif-sur-Yvette (Essonne), sur le plateau de Saclay. Il se compose de trois bâtiments principaux dont deux entièrement neufs : « Gustave Eiffel » d’une superficie de 48 000 m², réalisé en maîtrise d’ouvrage publique et conçu par l’agence néerlandaise OMA dirigée par Rem Koolhaas  et dont le gros œuvre a été attribué au groupement GCC/Rabot Dutilleul ;  « Francis Bouygues », développant 25 000 m², construit dans le cadre d’un contrat de partenariat conclu avec un groupement piloté par Bouygues Bâtiment Ile-de-France associé au cabinet d’architectes suisses Gigon-Guyer.

Le troisième bâtiment (40 000 m²), datant de 1974, était jusqu’à présent dédié aux élèves et enseignants-chercheurs de Supélec. Actée en janvier 2015, la fusion des deux établissements –Centrale Paris, jusqu’alors installée à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) et Supélec-, devient effective dès cette rentrée universitaire. Au total, CentraleSupélec accueillera 4 200 étudiants dont 3 500 élèves-ingénieurs, 400 enseignants chercheurs et chercheurs….

 

Espaces mutualisés à l’échelle du quartier

 

Les deux immeubles neufs abritent à la fois des activités d’enseignement et de recherche, des fonctions support et des laboratoires : « lourds » (physique, mécanique, matériaux) pour « Gustave Eiffel » ; liés à la modélisation informatique pour « Francis Bouygues ».

Ce second édifice abrite par ailleurs un théâtre de 240 places et un terrain de sport.  « Le nouveau campus est la déclinaison architecturale de cinq grands principes : l’hybridation, la densité, la sérendipité, la diversité et enfin l’adaptabilité et la flexibilité. Il favorisera les croisements et les rencontres propices aux échanges, à la connaissance réciproque et à la reconnaissance des différentes populations », décrit Hervé Biausser, directeur de CentraleSupélec. Dans les deux bâtiments, une partie des espaces sera mutualisé à l’échelle du quartier (gymnases et salles de sport, salles d’enseignement des langues, restaurant universitaire).

 

Schéma d’urbanisme du quartier Joliot-Curie

 

Le campus de CentraleSupélec se situe dans la ZAC de Moulon, et plus précisément dans le secteur Joliot-Curie, dont le schéma d’aménagement a également été élaboré par OMA. Le concours, lancé en 2011 par l’Ecole Centrale Paris et l’Etablissement public d’aménagement Paris-Saclay, comportait en effet un double volet architecture-urbanisme.  La grande diagonale piétonne qui traverse le bâtiment Eiffel, accessible au public, constitue l’une des lignes force de ce schéma. Elle permettra de relier les anciens locaux de Supélec à la future station de la ligne 18 du Grand Paris Express (qui devrait être mise en service en 2024) via le Carré des Sciences, un vaste espace public minéral dont la conception a été confiée à West 8.

 

Budget et délais respectés

Le budget global de construction des bâtiments neufs s’élève à 250 M€, « soit l’enveloppe initiale prévue au départ », se félicite Hervé Biausser. Les délais ont également été  tenus : les travaux ont duré 30 mois.   

Après l’ENSTA (Ecole nationale supérieure des techniques avancées), CentraleSupélec est la deuxième grande école à s’implanter sur le campus urbain du Plateau de Saclay. D’autres établissements d’enseignement supérieur les rejoindront dans les années à venir : l’Ecole normale supérieure Cachan, rebaptisée ENS Paris-Saclay, dessinée par Renzo Piano (ouverture en 2019), implantée à proximité de CentraleSupélec ; l’Institut Mines Télécom, signé Grafton Architects (2019) et AgroParis Tech (2021), réalisé en conception-réalisation (attributaire pressenti : GTM associé à Marc Mimram et Lacoudre Architectures).  

 

Focus

Les différents intervenants

Bâtiment Gustave Eiffel (loi MOP)

Maître d’ouvrage : CentraleSupélec

Conducteur d’opération : EPA Paris-Saclay

Architectes : OMA ; BET : Bollinger+Grohmann, Alto Ingénierie ; Royal Haskoning DHV Consultants ;  économiste de la construction : Delporte Aumond Laigneau (DAL ) ;  sécurité incendie : Apex Incendie ; paysagistes : D’Ici Là 

Entreprises gros œuvre : groupement GCC/Rabot Dutilleul

 

Bâtiment Francis Bouygues (contrat de partenariat d’une durée d’exploitation de 26 ans)

Affectataire : CentraleSupélec

Opérateur : société Kluster composée de Bouygues Bâtiment Ile-de-France (mandataire), Bouygues Energies & Services, FIN Partner I et groupe HICL

Contrat de promotion immobilière : Bouygues Bâtiment Ile-de-France PPP

Entreprise : Bouygues Bâtiment Ile-de-France Ouvrages publics

Architecte : Gigon-Guyer ; architecte associé : Synthèse Architecture

Paysagiste : Bassinet Turquin Paysage

BET : Egis, BTP Consultants,  Jean-Paul Lamoureux Acoustics, Ecotech

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X