Logement

Sur le chemin de la rénovation énergétique, le logement social alsacien augmente sa cadence

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Efficacité énergétique - Logement social

Selon un bilan intermédiaire de leur programme de rénovations énergétiques, les bailleurs de la région sont encore loin d’avoir traité leurs 38 000 logements les plus consommateurs, mais ils accélèrent le mouvement.

Les bailleurs sociaux alsaciens espèrent approcher, sinon atteindre parfaitement, leur objectif de rénovation thermique en 2020 de leurs logements les plus énergivores. A la première lecture du bilan de leur programme pluriannuel présenté vendredi 11 septembre, le chemin à parcourir reste long: Areal, leur association régionale, annonce un peu moins de 10 000 réhabilitations en étiquette C (moins de 150 Kwh/m2/an) de 2009 à 2014, sur un parc de 38 000 logements classés D ou plus. Mais une accélération certaine s’amorce, souligne Denis Rambaud, président d’Areal. «Après un creux en 2013, nous enregistrons une nette relance. Si nous poursuivons sur notre rythme actuel, nous y arriverons».

Tombé à 1 129 rénovations en 2013, le mouvement est reparti de l’avant, avec 2 090 réalisations l’an dernier. La référence demeure le pic de 2012, situé à 3 500 logements : les quatre délégataires à l’aide à pierre (Eurométropole de Strasbourg, Mulhouse Alsace Agglomération M2A, conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin) programment au cumul 3 650 réhabilitations thermiques par an jusqu’en 2020. «Sur cette année 2015, l’Eurométropole progresse conformément à son rythme visé de quelque 2 000 réhabilitations», confirme Syamak Agha Babaei, vice-président habitat de l’agglomération strasbourgeoise.

 

La spectaculaire transformation d’une résidence du quartier Sellier à Mulhouse, suite à la réhabilitation par Mulhouse Habitat

 

Convention originale de financement

 

Selon Areal, la relance doit beaucoup à la convention qu’elle a signée début 2014 pour le compte des bailleurs alsaciens avec la Caisse des dépôts et trois des délégataires (Eurométropole, M2A, département du Haut-Rhin). Le texte organise un dispositif de financement original et incitatif: les subventions des collectivités viennent s’ajouter à l’éco-prêt logement social de la Caisse des dépôts, de façon à couvrir les intérêts et aboutir de fait à des prêts à taux zéro. A condition que les projets génèrent un gain de plus de 80 Kwh/m2/an et atteignent au minimum l’étiquette C. La convention facilite en outre l’instruction de l’éco-prêt.

 

Focus

Le bilan 2009-14 en chiffres

– 9 680 rénovations réalisées ou engagées, dont 4 131 pour des logements en classe énergétique D et 5 549 classés E, F ou G;

– 60 % de rénovations BBC (inférieur ou égal à 104 Kwh/m2/an);

– Montant de travaux: 285 millions d’euros;

– Financement: 13 % en fonds propres, 19 % en subventions et 68 % en prêts;

– Coût moyen par logement: 29 514 euros TTC;

– Taille moyenne par opération: 97 logements;

– Gain énergétique moyen par logement: 142 Kwh/m2/an.

 

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