Economie

Stade « Matmut Atlantique »: 2 millions de déficit, pas de renégociation du PPP

Mots clés : Réglementation

La gestion du stade de Bordeaux, dont la construction a été financée par un PPP, accuse un déficit de 2 millions d’euros pour sa deuxième année d’exercice. La SBA, société gestionnaire, a demandé la renégociation du partenariat public-privé avant de recevoir une fin de non-recevoir de la mairie bordelaise.

Le stade « Matmut Atlantique » de Bordeaux a accusé un déficit de 2 millions d’euros pour sa deuxième année d’exercice, a indiqué, le 27 avril, Bernard Hagelsteen, président de SBA, la société qui exploite le stade inauguré au printemps 2016. Ce dernier a demandé une renégociation du partenariat public-privé (PPP) avec la mairie, qui lui a adressé une fin de non-recevoir.

« Il est hors de question de renégocier, a indiqué à l’AFP Nicolas Florian, adjoint aux finances à la mairie de Bordeaux. En 2011, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a signé un contrat où SBA a apposé sa signature. Ceux qui ont signé ont proposé eux-mêmes ce modèle économique, ils savaient à quoi s’attendre. Nous appelons au respect de la signature et de la parole donnée. C’est une belle réalisation, bien exploitée, qui participe à l’économie de la ville et à son rayonnement. »

D’un coût total estimé à 183 millions d’euros (hors taxes), le stade de Bordeaux a été financé par un partenariat public-privé signé en octobre 2011 entre les groupes de BTP Vinci et Fayat, et l’État, la mairie, les collectivités (à l’exception du département de la Gironde) et les Girondins.

 

19 millions d’euros de CA pour le stade de Bordeaux

 

« Nous réalisons un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros, qui est conforme au contrat initial pour ce qui est des redevances, qui est un peu au-dessus concernant l’activité d’entreprises, et un peu en-dessous pour les partenariats et le « naming » du stade. Cela donne un déficit de 2 millions d’euros », a expliqué Bernard Hagelsteen dans un entretien au quotidien Sud Ouest.

Selon le président, pour redresser les comptes, il faudra réaliser « toutes les économies possibles » et chercher à augmenter le « volume d’activité » avec notamment « plus de matches, plus de spectateurs, de concerts, de congrès… Il faut aussi reconsidérer certains des engagements pris en conséquence des dépenses par rapport à la ville. Nous devons chercher le moyen, la formule, la solution pour rééquilibrer le contrat », a-t-il estimé.

 

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