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Stade de Tokyo-2020 : Zaha Hadid contre-attaque

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Chassée du projet de stade olympique pour les JO d’été 2020 au Japon, l’architecte lauréate du Pritzker Prize 2004 riposte sur Internet et les réseaux sociaux, armée d’une vidéo argumentaire et d’un hashtag de soutien.

Un mois après l’annulation du projet de Nouveau stade national à Tokyo (Japon), prévu pour les Jeux olympiques d’été 2020, ses concepteurs ont décidé de défendre leurs deux années de travail. « Nous, Zaha Hadid Architects et Arup Sports, avons produit un livret d’explication avec une vidéo d’accompagnement pour aider le public à comprendre le projet (…), et éviter que le gouvernement japonais ne réitère les erreurs des stades passés », écrivent conjointement l’agence d’architecture et le bureau d’ingénierie britanniques, lauréats du concours international fin 2012.

 

 

91 pages

 

Le livret d’explication de 91 pages et la vidéo d’une vingtaine de minutes (en anglais) ont été mis en ligne le 25 août sur le site officiel de Zaha Hadid. Tout y est détaillé : une implantation dans le site optimisée, une volumétrie générale raisonnée, un choix constructif rationnalisé, une configuration des gradins maximalisée, un éclairage du terrain ajusté ou encore des espaces intérieurs rentabilisés. Les maîtres d’œuvre comparent aussi leur stade olympique avec ceux réalisés à Pékin (2008) et à Londres (2012), afin qu’il soit « le plus compact et le plus efficace ». Ils poussent même leur réflexion sur les avantages et inconvénients technico-financiers d’une transformation de l’équipement sportif après les olympiades.

 

1,87 milliard d’euros

 

Au début du projet, le coût du stade de 80 000 places s’élevait à 162 milliards de yens (1,2 milliard d’euros). Mais en 2015, il a été estimé à 252 milliards de yens (1,87 milliard d’euros). Face aux critiques dans son pays, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a décidé, le 17 juillet dernier, de « réviser entièrement le projet et de repartir à zéro ». Le même jour, son ministre des sports, Hakubun Shimomura, indiquait qu’un nouvel appel d’offres serait lancé, avec le « choix d’un design dans les six mois à venir ». Après, « il faudra au moins 50 mois, de la conception à l’achèvement de la construction. »

 

 

1 hashtag

 

Si le projet de Zaha Hadid avait suivi son calendrier prévisionnel, le chantier aurait démarré en octobre prochain et se serait achevé en mai 2019, avant la Coupe du monde de rugby. Les organisateurs de cette compétition devront faire sans. A moins que l’architecte londonienne, Pritzker Prize 2004, gagne la partie grâce à son lobbying sur Twitter avec le hashtag #RetainTokyoStadiumZHA. Avis aux supporteurs…

 

Le livret de Zaha Hadid sur le stade olympique de Tokyo

 

 

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