Industrie/Négoce

Sonia Dubès (DLR) : « Nous évoluons vers des sociétés d’ultra-service »

À l’occasion du congrès annuel du syndicat des loueurs, distributeurs et réparateurs de matériels (DLR) qui se tient les 26 et 27 mars au CNIT Paris la Défense, Sonia Dubès, sa présidente, évoque la situation actuelle et l’évolution du secteur.

Le DLR annonce -5% pour la location de matériels en France en 2014 alors que d’autres sources évoquent -1,9%. Pourquoi cet écart statistique ?

Sonia Dubès : Les méthodes de calcul ne sont pas les mêmes. Mais ces deux chiffres indiquent une même tendance : celle d’une baisse modérée. Ce n’est pas un plongeon, nous ne sommes pas en période de crise. Il n’y a pas péril en la demeure.

 

Quels sont vos pronostics pour l’année en cours ?

S. D : Une certitude déjà : le premier semestre ne sera pas bon. On peut encore espérer une reprise dans la deuxième partie de l’année. Heureusement que l’environnement macro-économique nous est favorable avec un pétrole à petit prix et des taux d’intérêts historiquement bas. Cela nous aide à franchir le cap.

 

Une autre de vos statistiques est intrigante. Elle concerne les distributeurs. Pourquoi leur activité de service après-vente a-t-elle augmenté de 2% quand, parallèlement, les ventes de pièces diminuaient de 7% ?

S. D : Il y a la concurrence du marché parallèle de la pièce détachée, mais cela n’explique pas tout. Avec la généralisation de l’électronique embarquée à bord des machines, une intervention peut se limiter à un paramétrage informatique, sans vente de pièces mécaniques. Autre explication : nos clients étant actuellement soucieux de leur trésorerie, ils peuvent commander une révision de leur machine sans pour autant acheter les pièces que le technicien leur préconise.

 

Depuis que vous avez pris la présidence du DLR, vous évoquez mutation des métiers de la location et de la distribution. Vers quoi ?

S. D : Ce sont des métiers qui ont déjà commencé leurs mutations mais qui sont condamnés à s’améliorer encore vers davantage de flexibilité, d’adaptabilité, d’écoute client. L’objectif, c’est ce que j’appelle « l’ultra-service ». Les clients complexifient leur demande, nous devons complexifier notre offre.

 

Cette mutation entraînera-t-elle à terme la fusion des métiers de distributeur et de loueur de matériels ?

S. D : En 10 ans beaucoup de chemin a été parcouru dans cette direction sans que cela ne s’accompagne de coups de tonnerre. On peut aller très loin en ne bougeant que de 2 cm par jour… Rendez-vous dans 10 ans.

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