Entreprises de BTP

Six candidats à la primaire de la droite face aux entreprises du bâtiment

Mots clés : Artisanat

Du 20 au 25 octobre, Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy, tous candidats à la primaire de la droite et du centre, se sont succédés à la tribune de la Fédération française du bâtiment. L’occasion de dérouler leurs programmes sur les sujets qui préoccupent les entrepreneurs et artisans du bâtiment.

En invitant les candidats à la primaire de droite et du centre à s’exprimer devant des entrepreneurs et artisans, la Fédération française du bâtiment (FFB) a souhaité confronter les idées autour de son projet pour la présidentielle de 2017 « Reconstruire la France ». Ce dernier avance cinq propositions : refonder la politique du logement, résoudre la fracture territoriale, simplifier la vie des entrepreneurs, faciliter le financement des entreprises et repenser la façon de bâtir. Mais c’est aussi l’occasion pour chacun des candidats de présenter leur vision sur la politique du logement et le soutien aux entreprises.

Zoom sur une dizaine de sujets et sur les positions, parfois proches, parfois éloignées, de Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy.

Sommaire : Méthode | Politique du logement | Code du travail | Charges sociales | Empilement des normes | Auto-entrepreneur | RSI | Pénibilité | Détachement | Formation | Numérique

 

La méthode, la philosophie

 

Jean-François Copé : Gouverner par ordonnance. « Les députés, élus fin juin, font campagne sur les 15 ordonnances, le 2 juillet le Parlement habilite mon gouvernement à gouverner par ordonnance. Nous déposons les 15 textes, le 30 août, ils sont force de loi. L’intérêt des 15 ordonnances, c’est qu’elles sont prises immédiatement sur une base connue par tous. Et nous consacrons les cinq années du quinquennat à appliquer ces décisions dans une atmosphère de stabilité juridique et fiscale parce que tout a été installé dès le départ ».

Bruno Le Maire : Pas de « ripolinage » pour changer en profondeur le modèle économique et social. Ses priorités : travail et croissance. « Je m’appuierai sur votre secteur [le BTP, ndlr] parce que j’ai conscience que le président de la République que je souhaite être sera jugé sur sa capacité à donner du travail à chacun et vous êtes de tous les secteurs économiques le seul capable de débloquer en quelques mois des centaines de milliers d’emplois ».

François Fillon : Réformer en profondeur le système économique et social. Le mot d’ordre : liberté. 100 milliards d’économie en 5 ans pour aller à l’équilibre de la dette publique. Réduire le nombre d’emplois publics et supprimer les 35 heures pour revenir à une base de 39 heures. Volonté de mettre en place un commando de 15 ministres en allant chercher les compétences dans la société civile. Entre le 1er juillet et le 30 octobre, les 5 principales mesures (travail, économie, formation professionnelle…) doivent être prises.

Alain Juppé : Déposer dès le début du quinquennat une loi de programmation fiscale comprenant toutes les mesures pour assurer de la stabilité. Réduire le déficit de la dette. « L’Etat devra réaliser des économies, je propose 250 à 300 000 suppressions d’emplois publics en agissant sur la numérisation, une redistribution des tâches ». Sortir des 35 heures par le dialogue social.

Nicolas Sarkozy : « Avoir une bonne politique économique pour avoir une bonne politique du logement. La priorité, c’est la baisse des dépenses avant de parler dettes et déficit».

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X