Transport et infrastructures

Sivens : le projet initial de barrage n’est pas adapté selon les experts

Mots clés : Gouvernement - Ouvrage d'art

Ségolène Royal a rendu publiques vendredi 16 janvier les conclusions du rapport d’experts qui lui a été remis le jour même.

Le projet initial de barrage à Sivens (Tarn), contesté depuis plusieurs années par des associations locales, « n’apparaît pas comme une solution adaptée », estiment des experts dans un nouveau rapport remis vendredi 16 janvier à Ségolène Royal.

Lors d’une réunion le 4 novembre 2014 des principales parties prenantes (État, élus locaux, profession agricole, associations de protection de l’environnement), la ministre de l’Ecologie avait mandaté une mission complémentaire, en appui au maitre d’ouvrage, le Conseil général du Tarn, « dans l’objectif qu’une réponse conciliant la sécurisation des besoins en eau des agriculteurs pour exercer leur activité et les enjeux environnementaux soit élaborée. »

Le rapport remis à Ségolène Royal établit d’abord à 750 000 m3 les besoins de stockage (volume estimé à 10 % près, le volume définitif devant être précisé par le maître d’ouvrage après des études plus détaillées précise le ministère de l’Ecologie). Le projet initial visait, lui, à créer une retenue d’eau d’1,5 million de m3.

Les experts proposent donc « deux options (..) qui doivent faire l’objet d’études plus approfondies par des maîtres d’ouvrages locaux avant un choix définitif ».

La première envisage « la réalisation d’un réservoir de taille plus réduite sur le site de Sivens ». Une solution « d’un coût modéré » qui « laisse de multiples possibilités de développement ultérieur ». Ses impacts sur l’environnement « semblent localisés et réduits mais doivent être développés dans une étude d’impact complète », indiquent-ils.

La deuxième solution, qui prévoit une retenue latérale en amont du site de Sivens, une retenue sur le ruisseau de Bayssière, plus en aval, et « une ou deux » retenues latérales en vallée du Tescou, est « un peu plus coûteuse » en investissement et en fonctionnement. Elle « laisse moins de possibilités de développement ultérieur de retenues sur le bassin », précise le rapport, mais « ses impacts environnementaux sont faibles ».

« La réalisation du projet initial n’est de ce fait plus d’actualité », a conclu Ségolène Royal.

Ce rapport doit être présenté dans la région lundi 19 janvier lors de la session de l’assemblée départementale du Tarn.

 

Consulter le rapport

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