Culture

Serpentine Gallery 2017 : un arbre à palabres dans les jardins de Kensington

Mots clés : Architecte

Invité à concevoir le 17e pavillon d’été de l’institution culturelle londonienne, l’architecte burkinabé Diébédo Francis Kéré a tiré son inspiration des traditions de son pays natal autant que du climat changeant de la capitale britannique. Le résultat sera à découvrir à partir du 23 juin prochain.

« Au Burkina Faso, l’arbre est le point de ralliement de la population et, là, à l’ombre de ses branches, on s’adonne à ses activités quotidiennes », raconte l’architecte Diébédo Francis Kéré. Désigné pour concevoir le traditionnel pavillon d’été de la Serpentine Gallery, celui-ci a donc puisé dans les traditions de son pays natal pour imaginer sa version de l’arbre à palabres et la planter sur les pelouses des jardins de Kensington, à Londres.

Du 23 juin au 8 octobre prochains, le public pourra se réunir aussi bien autour qu’au centre de cette construction circulaire dont les murs en bois évoqueront le tronc d’un arbre extraordinairement pansu. Il pourra s’y asseoir et faire une pause sous une vaste toiture également de bois. Ce grand parasol, porté par une structure centrale en acier, tiendra ainsi le rôle de frondaisons protectrices. Avec cette couverture aérienne, le pavillon de la Serpentine ne sera pas sans évoquer d’autres bâtiments construits par Diébédo Francis Kéré et en particulier l’école primaire qu’il a réalisée en 2001 dans le village de Gando, là même où il est né en 1965. Ce menuisier devenu architecte, diplômé de l’Université technique de Berlin en 2004 et aujourd’hui toujours installé dans la capitale allemande, avait alors pensé un système de surtoiture surélevée afin d’assurer la bonne ventilation naturelle des salles de classe.

 

 

Mais le climat de Londres n’est pas celui de Gando et l’architecte n’a pas omis de prendre en compte les caprices du ciel britannique. Il a donc dessiné la toiture de son pavillon temporaire en forme de grand entonnoir et les pluies pourront dès lors se déverser au centre de l’édifice temporaire. Au spectacle agréable de cette chute d’eau sera joint l’utile puisqu’un système de récupération et de drainage participera à l’arrosage du parc. Ce pavillon 2017 s’annonce ainsi comme un attirant concentré de l’œuvre  de Kéré pour qui « l’architecture a le pouvoir de surprendre, d’unir et d’inspirer tout en soutenant des aspects aussi importants que l’écologie ou l’économie. »

 

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