Culture

Serpentine Gallery 2017 : Diébédo Francis Kéré ouvre un parasol pour les Londoniens

Mots clés : Architecte

Le traditionnel pavillon d’été de l’institution culturelle britannique ouvrira au public vendredi 23 juin. La structure imaginée par l’architecte burkinabé est emblématique tant de son travail sur le climat que de l’attention qu’il porte aux nécessités de la vie en communauté.

Le vendredi 23 juin, la température annoncée à Londres sera de 24°C et le ciel devrait être couvert. A quelque 6 000 km de là, dans la région de Gando, au Burkina Faso, il fera plutôt 36°C et on attend de belles éclaircies. C’est pourtant dans la capitale britannique que l’architecte burkinabé Diébédo Francis Kéré a planté le parasol sous lequel le public pourra aller s’abriter dès ce jour-là et jusqu’au 8 octobre prochain. Invité à bâtir le 17e des pavillons temporaires que la Serpentine Gallery fait réaliser par un architecte, chaque été différent, depuis l’an 2000, il a en effet imaginé cette grande structure soucieuse de conditions climatiques. Le concepteur aujourd’hui installé à Berlin se montre en cela fidèle aux principes qui guident son travail.

A Gando, ce village isolé dans une région désertique où il a vu le jour en 1965, Diébédo Francis Kéré avait ainsi dû composer avec les grandes chaleurs, notamment pour assurer le confort des élèves de l’école construite dans les années 2000. Dans les jardins de Kensington, son grand toit en lames de bois offrira une ombre bienvenue pendant la période estivale…

 

 

Mais ce pavillon est à Londres, n’est-il pas ? Il est donc honnête d’admettre que cette couverture ovale servira tout autant de parapluie. D’ailleurs, l’architecte a donné à cette soucoupe aérienne la forme d’un entonnoir. Et un oculus permettra l’évacuation des eaux de pluie qui tomberont en cascade au centre du petit édifice d’environ 163 m². Ce système de collecte « souligne symboliquement le rôle essentiel de l’eau comme ressource nécessaire à la survie des hommes et à leur prospérité », a expliqué l’architecte.

Pour lui, cette construction en bois d’allure plutôt rustique doit répondre à cet autre besoin primordial des communautés qu’est le dialogue. Ainsi, ce montage de bois et d’acier de Diébédo Francis Kéré n’est finalement que la reproduction par la main de l’homme du traditionnel arbre à palabres autour duquel la population se réunit dans les villages d’Afrique. Le pavillon de la Serpentine a d’ailleurs lui aussi depuis longtemps cette vocation puisqu’il est pensé comme un lieu d’événements divers, allant du débat au pique-nique.

 

Serpentine Gallery, du 23 juin au 8 octobre, Kensington Gardens à Londres, Royaume-Uni. www.serpentinegalleries.org

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