Energie

Sécurité nucléaire : l’OPECST s’invite chez EDF

Dans le cadre de sa mission sur «La sécurité nucléaire, la place de la filière et son avenir», dont le rapport final est attendu pour le 15 décembre, l’OPECST a procédé mercredi 30 novembre à des visites inopinées sur deux centrales nucléaires. L’Office parlementaire était accompagné de l’ASN.

Sur la centrale du Blayais –la visite a été conduite par Bruno Sido, sénateur, 1er vice-président de l’OPECST – l’exercice a consisté en «une évaluation de l’efficacité des mesures en place pour le risque d’inondation». Le choix de ce site n’est pas anodin, le Blayais ayant subi une inondation lors de la tempête de décembre 1999 (incident classé niveau 2). La deuxième visite – conduite par Claude Birraux, député, président de l’OPECST – s’est déroulée sur la centrale de Paluel. Là, un scénario de crise sur perte d’alimentation électrique du système de refroidissement d’un réacteur a été simulé.

L’exercice imposait également une non disponibilité de son «diesel » de secours. L’OPECST a donné, dès hier jeudi, ses premiers éléments d’évaluation. Le sentiment est visiblement partagé. Au Blayais, les vérifications documentaires (procédures écrites pour chaque action) «montrent que des questions apparemment simples peuvent se révéler problématiques», a indiqué B. Sido.
Une demi-heure de recherche documentaire a ainsi été nécessaire pour répondre à l’une des questions de l’ASN. Par ailleurs, une visite des galeries techniques «rarement contrôlées» a laissé au sénateur une impression «mitigée».
Aussitôt l’ASN a recommandé une meilleure maîtrise de leur environnement.

Sur la centrale de Paluel, les choses sont plus sérieuses encore. Le document qui décrit la procédure à suivre pour faire face à la situation de crise «n’était à l’évidence pas opérationnel», a indiqué C. Birraux. Inexactitudes, erreurs, lacunes : autant de propos que le député associe à ce guide technique qui date de fin 2008. Toutefois, face aux situations simulées, la conduite opérationnelle des équipes a été saluée par le président de l’OPECST. «Le personnel a su se poser de bonnes questions, (il) n’est jamais resté bloqué devant ces situations parfois burlesques», a précisé C. Birraux.
De son côté, l’ASN doit annoncer des mesures correctrices concernant le guide technique en question.

Reste que cette visite inopinée devrait avoir comme conséquence «un rebalayage de l’ensemble des procédures techniques», a estimé le député de Haute-Savoie.

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