Entreprises de BTP

Schneider et Legrand se sépareront avant le 1er février 2003

Le P.DG du groupe Schneider Electric, Henri Lachmann, a affirmé que le délai imposé par la Commission européenne pour que son groupe se sépare de sa filiale Legrand expirait « le 1er février 2003 ».
« Le délai imposé par la Commission, c’est le 1er février 2003 », a déclaré M. Lachmann, lors de l’assemblée générale des actionnaires de Schneider Electric organisée à Paris.
Interrogée par nos confrères de l’AFP à Bruxelles, la Commission européenne s’est refusée à tout commentaire sur cette déclaration.
Fin janvier, la Commission avait imposé à Schneider Electric de se séparer en bloc de Legrand, et dans un délai limité. Ce délai n’a pas été rendu public par la Commission.

Lundi devant ses actionnaires, M. Lachmann a rappelé que Schneider Electric étudiait « trois routes » pour se séparer de Legrand: la cession à un acquéreur unique, la scission (en distribuant aux actionnaires de Schneider des actions Legrand) ou l’offre publique de vente (OPV).
Ces « trois voies principales sont toujours à l’étude », a renchéri le directeur financier de Schneider Electric, Antoine Giscard d’Estaing.
« Cette séparation aura lieu au deuxième semestre 2002 », a assuré M. Lachmann, répétant que le choix entre les trois modes de séparation « n’est pas encore fait » et que ces trois solutions étaient « activement préparées ».
Interrogé par un actionnaire qui proposait un scénario combinant une scission suivie d’une OPV, M. Lachmann a répondu qu’il serait possible de mixer dans cet ordre ces deux solutions. « Nous pouvons l’envisager dans la chronologie que vous évoquez », a-t-il admis.

Concernant le scénario de cession, M. Lachmann a indiqué que Schneider Electric ne disposait « pas encore de toutes les données des acquéreurs » potentiels.
Dénonçant une nouvelle fois la « procédure extrêmement opaque », la « non transparence » et les « mensonges » de la Commission européenne, M. Lachmann a déclaré aux actionnaires que son groupe « assume la responsabilité de ce revers, mais ne pense pas avoir fait de faux pas ».
« Nous avons tourné la page et essayons de faire la séparation au mieux des intérêts des actionnaires de Schneider Electric et de l’entreprise Schneider Electric », a-t-il insisté.
M. Lachmann a affirmé que son groupe « ne joue pas la montre » dans la préparation de sa séparation de Legrand et qu’il « fait comme si » ses recours déposés contre la Commission n’aboutissaient pas en sa faveur.

Schneider Electric a déposé deux recours devant le tribunal de première instance de la Cour européenne de justice de Luxembourg: l’un concerne le veto de la Commission européenne contre la fusion Schneider/Legrand prononcé en octobre 2001, l’autre porte sur sa décision fin janvier 2002 d’imposer à Schneider de se séparer en bloc de Legrand et dans un délai limité.
Une source européenne à Bruxelles a indiqué vendredi à nos confrères de l’AFP que Schneider Electric devrait savoir « très bientôt », avant début juin, si la Cour européenne accepte ou non de prolonger, en référé, le délai fixé par la Commission pour la sortie du capital de Legrand. La Cour devrait trancher, au fond, sur les deux recours avant la fin de l’automne.

Schneider Electric détient, depuis l’été 2001, 98% du capital de Legrand, fabricant français de petit matériel électrique. Leur projet de fusion devait donner naissance au numéro un mondial de l’appareillage électrique de basse tension et des automatismes industriels.
En opposant son veto à ce dossier, la Commission européenne avait expliqué avoir identifié de sérieux problèmes de concurrence dans plusieurs pays européens, en particulier en France, et pour lesquels les deux groupes français n’avaient pas présenté de remèdes suffisants.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X