Transport et infrastructures

Sans écotaxe, pas de nouveaux projets de transports en commun

Mots clés : Démarche environnementale - Fiscalité - Transport collectif urbain

France Info a dévoilé lundi 3 mars la liste d’une centaine de projets de transports en commun qui devait être financée par une partie des 450 millions de recettes prévues de l’écotaxe, et qui sont suspendus.

Le 30 janvier dernier, cinq fédérations de transporteurs publics, ferroviaires, maritimes et fluviaux tiraient le signal d’alarme (lire notre article) : « L’écotaxe devait représenter 20% des ressources de l’Afitf (Agence de financement des infrastructures de transport de France) en 2014. Son report sine die remet directement en cause 500 millions d’euros de travaux prévus cette année dans le domaine des infrastructures ».

Début février, l’Afif laissait entendre qu’aucun engagement ne serait pris notamment pour le troisième appel à projets en faveur des transports en commun en site propre, qui serait donc suspendu même si l’on devrait en connaître les résultats dans les prochaines semaines (lire notre article).

Confirmation lundi 3 mars via France Info qui dévoile la liste de 117 projets de transports en commun mis à l’arrêt faute de se voir financés par la partie des 450 millions de recettes de l’écotaxe qui devait leur revenir.

 

 

 

 

« Plus de 6 milliards d’euros d’investissements sont en jeu dans ces 120 projets qui avaient répondu à l’appel national à projet du ministère des transports », explique la radio.

Il s’agit principalement de créations, d’extensions ou d’aménagements de lignes de bus (52). Mais il y a également seize lignes de tramway (nouvelles, comme à Amiens et à Angers, ou des prolongements, comme à Grenoble), deux lignes de métro (dans la banlieue lyonnaise et à Toulouse), des funiculaires ou des téléphériques urbains comme celui de Brest, ainsi que des navettes fluviales, comme dans l’agglomération boulonnaise.

« Aux élus qui ont défilé dans le bureau du ministre des transports, Frédéric Cuvillier, la réponse ne varie pas : la participation que pourrait leur accorder l’Etat dépend du devenir de l’écotaxe, qui reste flou. Certains attendent des réponses après les éléctions européennes, en juin », explique la journaliste Anne-Laure Barral.

Des chantiers à l’arrêt et des entreprises dans l’attente ne signifient toutefois pas l’abandon des projets. Les collectivités les plus riches pourront sans doute s’en sortir seules. Pour celles qui comptaient sur un soutien de l’Etat pouvant se monter parfois jusqu’à 20 % du projet, il faudra attendre.

Le dossier pourrait en effet évoluer significativement avant la fin d’année. Il faut pour cela attendre les conclusions de deux missions parlementaires: la mission d’enquête sénatoriale sur le contrat Ecomouv, dont le rapport est annoncé pour début juin ; et la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’écotaxe, qui terminera ses travaux en avril.

 

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