Industrie/Négoce

Salon Européen du bois de Grenoble : « Il faut sortir le bois du bois »

Trois questions à Bernard Volk, commissaire général du Salon européen du bois à Grenoble qui se tient du 19 au 22 avril à Alpexpo.

300 exposants, 35 000 visiteurs attendus. Cinq ans après sa création, comment le Salon Européen du bois de Grenoble trouve-t-il sa place aux côtés des salons d’Angers et Namur ?
Grenoble est doté d’un parc d’exposition de 30 000 m2 adapté à la présentation grandeur nature des réalisations. On est dans une phase où le consommateur a besoin de visualiser et de toucher ! Ceci permet aussi aux constructeurs de s’exprimer librement. Grenoble a donc trouvé sa place d’autant que la ville est située au pied des Alpes où la culture en bois massif est déjà très présente et au sein de Rhône-Alpes… seconde région de France, après l’Aquitaine, en terme de construction bois !
Vous organisez, avec Cipra France, les 1ères Assises nationales de la Maison Passive. Pourquoi cette thématique ?
La maison passive peut tout à fait se passer de bois. Mais celui-ci coule de source dans ce type de construction car il présente un avantage indéniable en terme de qualités thermiques ! La France accuse un gros retard dans ce domaine par rapport à l’Autriche et l’Allemagne. Nous avons eu du mal, d’ailleurs, à trouver des réalisations en Rhône-Alpes…. Mais un salon se doit d’anticiper ! Nous présenterons un cycle de conférences et une plateforme de 800 m2 de solutions techniques et maquettes. Avec un fort clin d’œil sur les bois régionaux qui s’intègrent parfaitement dans une logique de conception de maisons durables et passives.
Quelle est la place de la construction bois et du bois énergie en Isère ?
L’Isère occupe la 3e place en Rhône-Alpes après la Savoie et la Haute-Savoie dans la construction bois, avec une part de PC allant de 6 à 8 %. La filière bois se structure, boostée par le conseil général de l’Isère qui privilégie l’approche bois (passerelles, ponts, collèges) et le bois-énergie, l’Isère étant d’ailleurs pilote dans ce domaine (35 chaufferies communales, 600 individuelles). Point noir : la main d’œuvre et la formation qui, en Isère comme dans l’ensemble de la France, retardent énormément les réalisations. Il faut sortir le bois du bois!
Propos recueillis par Isabelle Ambregna

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