Performance énergétique

Salon des maires : les collectivités encore trop frileuses en matière de rénovation énergétique

Mots clés : Etat et collectivités locales - Politique énergétique

Malgré un cadre réglementaire incitatif, les opérations d’économies d’énergie sur des bâtiments communaux ne sont pas légion. La FFIE, le Gesec, le Gimélec, et le Serce ont présenté aux visiteurs du SMCL un rapport de janvier dernier consacré à ce manque d’enthousiasme.

La FFIE, le Gesec, le Gimélec, et le Serce (1) avaient rendu public le 12 janvier dernier une étude consacrée aux comportements des municipalités vis-à-vis des consommations énergétiques de leur patrimoine. 10 mois plus tard, ils ont eu l’occasion de s’adresser directement aux intéressés au cours d’une conférence intitulée « Rénovation énergétique des bâtiments communaux : où en êtes-vous ? » dans le cadre d’une conférence du Salon des maires ce mercredi 22 novembre.

« Les collectivités locales représentent un gisement d’économie d’énergie important », a rappelé  Anne Valachs, directrice générale du Serce. « Cependant, l’activité demeure faible, pourtant les économies d’énergie sont une source de réduction des frais de fonctionnement. »

Les freins aux travaux, les rapporteurs en ont identifié 4 : des contraintes financières et un manque de compétences techniques qui ralentissent les initiatives ; une mauvaise connaissance du parc immobilier qui empêche aussi l’établissement d’une stratégie précise et dans certains cas, « tout simplement une absence de volonté politique ». « Les élus préfèrent investir dans des opérations plus visibles », dixit Sylvain Frodé de la Forêt, président du comité Bâtiment du Gimélec. « Le budget devient alors une excuse à l’immobilisme. »

Le rapport qualifie de « dynamiques » 40 % des communes de l’échantillon. Les autres resteraient « plus attentistes, voire pas du tout engagées ».

 

Un questionnaire d’évaluation

 

Pour les agglomérations actives, l’élément déclencheur varie. Les enquêteurs en dénombrent trois : la conviction de certains élus, des services techniques influents, ou la mise à profit de services proposés par leur territoire tels que les syndicats départementaux ou les agences locales de l’énergie.  Par ailleurs, les commanditaires insistent sur les coûts abordables de certaines interventions. « Nous devons lutter contre l’idée préconçue que l’on ne peut rien faire sans gros investissements, tempête Anne Valachs. Il existe tout un panel d’alternative aux rénovations lourdes. »

Dans cette optique, les quatre organisations ont lancé un « quiz de l’énergie des communes », questionnaire en ligne destiné aux municipalités. Les réponses déterminent le degré d’engagement de la communauté. « Le participant recevra des conseils adaptés à son profil, indique Philippe Rifaux, délégué général de la FFIE. Le quiz requiert environ cinq minutes. » Le rapport est également téléchargeable à l’issu de l’évaluation.

 

(1) : la Fédération française des entreprises de génie électrique et énergétique (FFIE), le Groupement économique sanitaire électricité chauffage (Gesec), le Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés (Gimélec), le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique (Serce).

 

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