Matériaux et équipements

Salon APS : la sécurité s’interroge sur son avenir

Salon des professionnels de la sécurité et de la sureté, APS se déroulera du 26 au 28 septembre à Paris. A l’image du secteur, la manifestation se porte bien. Toutefois, les associations professionnelles pointent quelques difficultés futures.

 

Si certains salons peinent à se remplir, APS continue de croître. L’exposition des professionnels de la sureté et de la sécurité, qui se tiendra du 26 au 28 septembre prochain à Paris, accueillera 150 exposants, soit 7 % de plus que lors de l’édition 2015. Sa progression reflète les bons résultats du secteur: le marché français de la sécurité privée a enregistré un chiffre d’affaires de 26,5 milliards d’euros en 2016, en hausse de 4,3 % par rapport à l’année précédente. « La filière entre dans une phase exceptionnelle. L’accélération technologique coïncide avec une profonde transformation de notre société. L’opinion, confrontée à la montée du terrorisme et du piratage informatique, accepte mieux les initiatives sécuritaires. En outre, l’amplification de ces risques entraine une coopération renforcée entre la force publique et la sphère privée », analyse Jean-François Sol Dourdin, directeur du salon.

Tout va donc pour le mieux au pays de la vidéosurveillance et du contrôle d’accès. Cependant, le surcroît de protection souhaité par la collectivité exige des moyens techniques et économiques sans précédent. Ce changement d’échelle préoccupe les associations professionnelles. Ainsi, le Conseil des industries de la confiance et de la sécurité (CICS) demande que l’Etat investisse un milliard d’euros sur trois ans dans l’innovation. « La France est à la pointe dans plusieurs domaines : le contrôle d’identité, la cybersécurité, la biométrie, ou bien encore les communications sécurisées, indique Jacques Roujansky, délégué général du Conseil. Toutefois, de nouvelles activités émergent et la concurrence est forte. La sauvegarde de notre position dominante appelle une politique de soutien vigoureuse. »

 

Viser les grands projets

 

Outre ce soutien à l’innovation, les pouvoirs publics sont aussi invités à reconsidérer les fonds consacrés à la sécurité. En effet, le prix de ces nouvelles structures n’a plus rien à voir avec la pose de quelques caméras. « Les opérations à quelques centaines de milliers d’euros ont démontré leur faiblesse. Une installation complète et efficace à l’échelle d’un parc immobilier requiert des budgets de plusieurs millions d’euros », remarque Dominique Legrand, président de l’Association nationale de la vidéo protection.

Pour être approuvées, ces dépenses devront probablement se greffer à des chantiers bien plus larges. L’exemple de la Métropole de Dijon et de son poste de contrôle informatique vient forcément à l’esprit. « Si l’énergie reste le déclencheur, on pourrait imaginer un volet “safe city” à ce type de marché, observe le président. Néanmoins, ces projets d’envergure requièrent des acteurs qui maîtrisent l’ensemble des systèmes de sécurité d’une ville. Nous manquons encore de bureaux d’études ou de grands intégrateurs qui pourraient proposer ce service. » En attendant cette synthèse, le visiteur pourra trouver à APS tous les équipements nécessaires. Cette édition étrennera notamment un programme rendez-vous d’affaires où il pourra rencontrer des entreprises intéressantes pour ses projets.

 

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