Paysage

Rocalia et Paysalia : Au rendez-vous lyonnais de la pierre et du végétal

Mots clés : Produits et matériaux

Le premier salon français de la pierre naturelle et la cinquième édition du rendez-vous biennal du paysage se dérouleront simultanément, du 5 au 7 décembre à Eurexpo Lyon. Au-delà de la rime riche entre les deux événements – Rocalia et Paysalia – une complicité durable se dessine entre deux univers professionnels.

Rocalia n’a pas déshabillé Paysalia, loin de là : avec 660 exposants inscrits à la mi-novembre, trois semaines avant le lever de rideau, le rendez-vous biennal du paysage améliore de près de 100 points son record de 2015, établi à 570 stands pour 17643 visiteurs. « Cette progression touche tous les domaines : le végétal comme le matériel, l’arrosage, l’aménagement intérieur et l’international, même si nous continuons à cibler essentiellement les français », se félicite Noémi Petit, directrice du salon concédé par l’Union nationale des entreprises du paysage à GL Events. Le petit nombre d’exposants spécialisés dans la pierre naturelle qui ont glissé vers Rocalia n’a donc pas affecté la progression de l’événement phare du paysage.

 

Prévisions dépassées

 

Même satisfaction du côté de Rocalia : alors qu’ils avaient annoncé un objectif de 80 exposants, le magazine Pierre Actual et GL Events, associés dans l’organisation de cette première édition, en recensent 123 à la mi-novembre. Mieux : par la forte présence des industriels français et par l’équilibre entre les matériels et les produits, les stands reflèteront l’objectif des organisateurs. Suffiront-ils pour attirer les 3000 visiteurs escomptés ? « Nous ne doutons pas de l’afflux issu de notre cible habituelle d’entreprises, mais le véritable enjeu concerne les architectes », confie Claude Gargi, directeur de la rédaction de Pierre Actual. Le magazine né en 1933 s’appuie sur son expérience de coordinateur du pavillon France à Xiamen, rendez-vous mondial de la pierre dont la prochaine édition se tiendra du 6 au 9 mars prochain.

 

Objectif prescipteurs

 

En partenariat entre le magazine et le syndicat des carriers SN-Roc, la proclamation du palmarès de l’architecture en pierre naturelle française, dans la soirée du 5 décembre, vise à séduire les prescripteurs. « Les dossiers reflètent bien la tendance au retour de la pierre massive, à travers une dizaine de projets sélectionnés », se réjouit Claude Gargi. Cette dimension du concours renforcera l’argumentaire de la profession face aux règlementations thermiques : « Jusqu’ici et malgré des projets pionniers comme le chai de l’architecte Gilles Perraudin, elles n’ont pas pris en compte les qualités d’inertie qui permettent à la pierre d’atteindre des bonnes performances énergétiques avec un meilleur bilan écologique que  les produits d’isolation », analyse Claude Gargi.

 

Synergie durable

 

Egalement représenté par une catégorie au concours, l’aménagement extérieur et paysager illustre la synergie entre les deux événements lyonnais, programmés pour se côtoyer à nouveau en 2019 et 2021. « Comme le paysage, la pierre privilégie une clientèle de proximité. Cette industrie peu polluante présente des arguments forts sur le  thème du développement durable, notamment par la valorisation de ses coproduits », souligne Noémi Petit. Petite nuance tout de même : « Les paysagistes s’intéressent plus à la pierre que les tailleurs de pierre au végétal », note Claude Gargi.

Symbole de la synergie, le comptoir d’accueil commun aux deux événements a mobilisé les deux filières : sélectionnée à l’issue d’un appel à candidatures de la délégation Rhône-Alpes de la fédération française du paysage, la paysagiste conceptrice Sophie Labouré, maître d’œuvre de cette construction éphémère, s’est appuyée sur l’expertise de la fédération française des professionnels de la pierre sèche (FFPPS), représentée par l’artisan Martin Muriot et le consultant Yanick Lascia. Au sein de la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières, Guillot-Bourne a mis à disposition les arbres : plantés dans les bacs en corten fournis par Atech, ils dialogueront avec les murets et mobiliers en pierre. Les élèves de la maison familiale rurale de  Sainte-Consorde et ceux du CFPPA de Grenoble Saint-Ismier monteront et démonteront l’ouvrage entièrement recyclable.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X